Puiser dans le gisement de Marcellus de la région industrielle de Chemical Valley de Sarnia

La région industrielle de Chemical Valley de Sarnia, située à proximité de voies ferrées et de voies navigables commerciales, a toujours été un emplacement avantageux pour les entreprises qui s'y implantent. Cet avantage est devenu encore plus important depuis huit ans, après la découverte d'une abondante réserve de gaz naturel pouvant être extrait du bassin de Marcellus, situé aux États-Unis. Ce bassin, qui chevauche la Pennsylvanie, la Virginie-Occidentale, le sud-est de l'Ohio et le nord-ouest de l'État de New York, est la plus grande source de gaz naturel extractible aux États-Unis.

« Cela change la donne, car nous pouvons maintenant puiser dans une réserve d'éthane à bas coût d'une abondance inégalée et produire des volumes importants qui nous permettent d'être beaucoup plus concurrentiels sur les marchés nord-américain et international », explique Naushad Jamani, vice-président directeur, oléfines et matière première, NOVA Chemicals. La conversion de l'usine de Corunna, en Ontario, dont l'alimentation au pétrole n'était pas rentable, en une installation alimentée en matière première légère représente une volonté d'investir davantage dans la région.

« La rentabilité de la production est aussi un facteur de grande importance pour notre société mère en ce qui concerne le financement de nouveaux aménagements », ajoute M. Jamani. Il souligne que le Canada est en concurrence pour le financement des immobilisations avec d'importants acteurs de l'industrie de l'Asie, des États-Unis et du Moyen-Orient. L'approvisionnement en matière première légère est un facteur important, tout comme l'infrastructure, le prix des services publics, l'accès aux clients, l'appui de la collectivité et la présence d'une main-d'œuvre talentueuse.

La recherche de la viabilité peut toujours être rentable

Dans une bananeraie commerciale en région tropicale, des sacs de polyéthylène recouvrent les fruits que portent les plantes. Ces protecteurs recyclables permettent de garder les bananes à l'abri des insectes et des éléments, et ils prolongent leur durée de vie après la récolte. Ces sacs novateurs, ainsi que d'autres articles, par exemple de l'équipement de terrain de jeux, des fûts industriels et des bacs de recyclage, sont faits de résines de polyéthylène et de styrène produites par des géants de la pétrochimie comme NOVA.

Nombreux sont ces produits devenus indispensables, mais qui sont habituellement à base de pétrole – un ingrédient coûteux à l'empreinte carbone élevée. NOVA est la première entreprise à acheminer l'éthane du gisement de Marcellus vers le nord, au Canada, ce qui lui a permis d'abandonner le pétrole brut lourd au profit d'une alimentation en matière première légère. Pour traiter cette nouvelle ressource abondante, la société a investi 250 millions de dollars afin de convertir son craqueur d'éthylène de Corunna en un craqueur d'éthane. Depuis 2010, cette conversion a déjà permis à la région de Sarnia-Lambton de réduire ses émissions d'oxydes d'azote de 39 %, ses émissions directes de gaz à effet de serre de 8 % – dont l'intensité a diminué de 19,3 % – et ses émissions d'oxydes de soufre de 31 %.

NOVA redonne à la collectivité

M. Jamani explique que NOVA se donne aussi pour mission d'être un bon voisin, ce qui lui a permis de compter sur la coopération et l'accueil de la collectivité et des autres intervenants. La viabilité, qui fait partie de cette philosophie, est l'une des pierres angulaires du programme Gestion responsableMD, que NOVA a cofondé dans les années 1980. Dans le cadre ce programme, les industries chimiques de plus de 60 pays s'engagent à améliorer la santé, la sécurité et la performance environnementale.

NOVA a en outre investi des millions de dollars dans des collèges locaux, contribué à l'élaboration d'un programme et d'une formation pratique et créé un bassin de plus de 1 000 emplois directs et de nombreuses retombées pour les fournisseurs et les sous-traitants. Le parcours de M. Jamani est un bon exemple : « J'ai commencé à travailler à l'usine de Corunna en 1980, à ma sortie de l'Université de Waterloo, et j'ai travaillé dans divers services pour gravir les échelons et me retrouver maintenant à un poste qui me permet de faire encore plus pour l'avenir de NOVA Chemicals et du Canada. » En 2015, il a accepté avec fierté le Prix ministériel d'excellence environnementale (du ministère de l'Environnement et de l'Action en matière de changement climatique de l'Ontario) au nom de la société pour ses travaux visant à ce que l'usine de Corunna ait recours à une alimentation en matière première légère dans le but d'éliminer sa dépendance au pétrole brut.

Vue du craqueur de l'usine de Nova Chemical à Corunna depuis la berge opposée du lac.
Un projet de conversion de 400 millions de dollars est voie de doter l'usine de Corunna d'un craqueur qui traitera uniquement de l'éthane.

Des investissements d'un milliard de dollars en Ontario… et ce n'est pas fini

M. Jamani admet que les plans d'avenir de NOVA sont ambitieux. Il sait toutefois que cette volonté de croître et d'ancrer solidement ses actifs ne peut être que positive pour une région qui dépend de l'industrie pétrolière depuis 1858.

Au cours des dix dernières années, la société a investi plus d'un milliard de dollars dans ses usines de Corunna, de Mooretown et de la rivière Sainte-Claire. Un projet de 400 millions de dollars fera en sorte le craqueur de l'usine de Corunna fonctionnera uniquement à l’éthane d'ici 2018. La construction d'une usine de polyéthylène de calibre mondial est aussi en préparation. Si ce projet est approuvé par le conseil d'administration de NOVA en 2017, il s'agira du plus grand investissement dans l'industrie de l'histoire de Sarnia-Lambton.

« J'ai confiance que les relations solides tissées avec nos intervenants au fil des ans nous permettront de trouver des arguments convaincants qui déboucheront sur un financement des immobilisations à l'échelle mondiale pour ce secteur d'activités. » Pour de bons voisins, cela relève du bon sens commercial.

« Nous sommes conscients des craintes de la population mondiale liées au réchauffement climatique et à la santé de son environnement ainsi que du besoin de compter sur des ressources renouvelables. Pour y répondre, nous nous sommes donnés pour mission de réduire notre empreinte carbone et de mettre au point des produits respectueux de l'environnement pour la santé et la sécurité de la collectivité. »

- Naushad Jamani, vice-président principal, oléfines et matière première, NOVA Chemicals

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