Qu'ils livrent des marchandises en Amérique du Nord à bord d'un camion de transport de 32 roues ou qu'ils roulent en ville au volant d'une voiture Smart, les conducteurs et les passagers sont entourés de mousse. Les coussins de siège, les appuie-têtes, les accoudoirs et les autres pièces pour véhicules automobiles moulées dans ce matériau garantissent confort et sécurité.

Depuis l'aube des années 1900, la mousse est entièrement fabriquée avec des produits pétrochimiques et au moyen de processus chimiques bien établis faisant appel à des additifs qui assurent sa flexibilité ou sa rigidité. Le secteur de la fabrication de mousse pour les véhicules, qui croît de plus de 10 % par an, devrait atteindre une valeur de marché à l'échelle mondiale d'environ 41 milliards de dollars américains d'ici 2019.

Woodbridge Foam Corporation : l'heure est aux matières renouvelables d'origine végétale

En 1997, l'entreprise ontarienne Woodbridge Foam Corporation se met à réaliser des percées en matière de durabilité, en remplaçant de 5 % à 25 % des produits du pétrole de ses pièces en mousse par des matières biologiques comme l'huile de graines et les fibres végétales. En tant que chef de file mondial en matière de fabrication de mousse pour véhicules automobiles, comptant 68 usines sur la planète, Woodbridge Foam Corporation conçoit maintenant presque tous ses produits avec ces matières respectueuses de l'environnement. Les autres fabricants n'ont fait que lui emboîter le pas.

D'après Hamdy Khalil, directeur principal chargé de la haute technologie et de l'innovation à l'échelle mondiale, les chercheurs de Woodbridge Foam Corporation ont travaillé avec les universités ontariennes pour mettre au point une formule visant à intégrer les nouveaux matériaux sans compromettre le confort et la sécurité. « Les stratégies de durabilité des constructeurs automobiles divergent quant aux caractéristiques techniques de la mousse, explique-t-il. Ces différences, qui concernent la durée de vie du matériau, son poids, son rapport coût-efficacité et sa sécurité – de même que son éventuelle biodégradabilité –, posent des difficultés auxquelles il faut répondre. »

Commercialisé sous le nom BioFoam™, le produit a été conçu pour être plus léger que l'original, et favorise ainsi le rendement du carburant. De plus, comme les émissions de composés organiques volatiles (comme les odeurs désagréables) sont réduites, la qualité de l'air dans le véhicule se voit améliorée.

Il est important de contrôler la quantité de matières renouvelables dans un produit. « Une utilisation de matières renouvelables supérieure à un certain seuil risque de détériorer les propriétés de la mousse, dit M. Khalil. Nous devons veiller très prudemment à les employer au maximum sans toutefois nuire aux propriétés physiques et mécaniques de la mousse. »

Le directeur souligne que Woodbridge Foam Corporation répondait au début à des questions comme : « La mousse sentira-t-elle les frites et les hamburgers? ». Après avoir traité de façon méthodique ce type de problèmes et en avoir anticipé d'autres, l'entreprise a lancé sa formule, et n'a jamais reculé depuis. « Notre concept s'est avéré un avantage concurrentiel à long terme, et les entreprises ont commencé à réclamer l'utilisation de matières renouvelables dans la fabrication de leurs produits en mousse. »

Stimuler les affaires mondiales à partir de l'Ontario

Depuis toujours, Woodbridge Foam Corporation travaille avec des technologies durables et propres. « Nous cherchons donc constamment des moyens d'intégrer des matières renouvelables, informe M. Khalil. Nous avons d'abord ciblé celles à base d'huiles de graines. » En s'associant à d'autres entreprises, Woodbridge Foam Corporation s'assure que sa chaîne d'approvisionnement demeure solide. Par exemple, elle a fait équipe avec Cargill (en anglais seulement) et d'autres entreprises d'huiles de graines pour concevoir et intégrer des matières renouvelables uniques.

Celle qui, depuis 1978, fait des affaires à l'échelle mondiale à partir de l'Ontario a profité d'un milieu favorable à ses programmes coopératifs et à ses initiatives de recherche, grâce à l'apport des universités et de gens de talents. « La richesse intellectuelle que recèlent les universités et les centres de recherche [en Ontario] a largement contribué à nos travaux de recherche et développement et à la phase de précommercialisation, ajoute le directeur principal. Nous croyons à l'innovation et à l'apprentissage mutuel continu, deux volets essentiels à l'amélioration de nos produits et à la transmission de nouvelles connaissances au sein de notre entreprise. »

Une fois le processus du développement achevé, les consommateurs ne verront aucune différence quant à la texture, au confort et à l'odeur de leur véhicule, mais seront certains de faire un achat écoresponsable. « Les coussins de siège constituent notre secteur d'activité le plus important, et nous ne pouvons faire aucun compromis sur le plan de la performance ou du confort. » Les percées de Woodbridge cadrent d'ailleurs avec l'engagement du gouvernement de l'Ontario de réduire les gaz à effets de serre et d'adopter des technologies vertes et durables.

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