Établie à Hamilton, en Ontario, Fusion Pharmaceuticals est une société biopharmaceutique de stade clinique créée pour remodeler le traitement du cancer grâce à sa technologie innovante. Fusion se spécialise dans la thérapie ciblée par particules alpha, l’un des domaines de la médecine nucléaire et de l’oncologie qui retient de plus en plus l’attention actuellement, parce qu’il connaît l’un des développements les plus rapides et potentiellement transformateurs.

John Valliant, le fondateur de l’entreprise, a reconnu la possibilité de développer et de commercialiser des thérapies alpha ciblées en 2014 lorsqu’il a fondé Fusion. Les premières recherches sur la thérapie ciblée par particules alpha ont démontré le potentiel d’offrir un traitement plus efficace et plus précis que les traitements actuels.

Les radiothérapies existantes reposent généralement sur le rayonnement d’un faisceau externe ou ce que l’on appelle un émetteur de particules bêta. Ce type de rayonnement provoque de petites ruptures dans la structure de l’ADN des cellules cancéreuses qui entraînent la mort cellulaire. Comme certains cancers résistent à ce type de dommages, l’élimination des tumeurs cancéreuses peut être imprévisible. De plus, le traitement aux isotopes bêta peut également endommager les cellules saines avoisinantes en raison de la « longue portée » des particules bêta.

Fusion a mis au point un procédé permettant de lier les particules alpha à des molécules qui recherchent précisément les cellules cancéreuses. Les particules alpha sont beaucoup plus grosses et plus énergétiques que les particules bêta et, par conséquent, endommagent davantage l’ADN des cellules cancéreuses. « Nous les considérons familièrement comme des boules de quilles ou des grenades à main, parce qu’elles ne se contentent pas de faire de petites entailles dans l’ADN, elles font exploser et détruisent tout sur leur passage », affirme John Valliant en comparant les deux charges utiles servant à combattre le cancer. Un autre avantage des particules alpha est leur portée beaucoup plus courte, ce qui signifie qu’elles ne se déplacent que sur quelques cellules, ce qui entraîne beaucoup moins de dommages aux tissus sains environnants. La technologie de coupleur de particules alpha de Fusion est conçue pour créer des traitements plus précis et plus efficaces pour les patients.

Grâce aux avantages évidents des traitements existants, les intérêts commerciaux de la technologie se multiplient et, par conséquent, Fusion a réussi à recueillir des fonds pour ses recherches innovantes. Sa première ronde de financement a permis de recueillir 46 millions de dollars américains, et sa deuxième ronde, terminée en mars 2019, a permis d’en collecter 105 millions. Actuellement, Fusion en est à sa première phase d’essais cliniques, qui vise à assurer la sécurité du produit, avant de passer à des essais ultérieurs à plus grande échelle sur différents types de cancer.

Fusion Pharmaceuticals est issu du Centre for Probe Development and Commercialization (CPDC) de l’Université McMaster. Cet accélérateur de commercialisation, un centre d’excellence national, a été conçu pour favoriser la fabrication de produits pharmaceutiques et la réduction des risques liés à la propriété intellectuelle, ce qui a donné à Fusion la « capacité unique de faire passer la technologie du laboratoire à la clinique », où elle a pu développer davantage sa technologie. Le modèle qui liait McMaster, le CPDC et Fusion a donné lieu au cinquième investissement en capital de risque en importance au Canada en 2019 et au plus important dans le secteur canadien de la biotechnologie.

« Lorsque Fusion a terminé son financement initial, nous avons envisagé de nombreux endroits pour ouvrir notre siège social, mais la combinaison d’un bassin de talents de classe internationale, de possibilités de croissance et de qualité de vie a fait de Hamilton un choix attrayant », explique M. Valliant. La décision de Fusion de s’établir à Hamilton est en grande partie attribuable au bassin de talents de classe internationale de l’Université McMaster. « Au chapitre des recherches sur les isotopes médicaux, c’est l’un des principaux centres mondiaux. » De plus, Hamilton est un endroit attrayant pour vivre et élever une famille, ce qui contribue au maintien en poste à long terme d’employés très talentueux.

Fusion Pharmaceuticals compte actuellement 34 employés. Au cours de l’année à venir, John Valliant vise à doubler ce nombre et à élargir la portée des recherches de Fusion. À l’avant-garde de l’innovation en radiothérapie, la technologie de Fusion a pour objectif de maximiser l’efficacité, de limiter les effets secondaires et d’offrir de nouvelles options thérapeutiques aux patients atteints d’un cancer.

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14 janvier 2020
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