En 2009, Ted Livingston et Chris Best voulaient créer un outil pour permettre le partage de musique entre amis. Diplômés respectivement en mécatronique et en génie de conception de systèmes de l'Université de Waterloo, les deux hommes ont lancé Unsynced, une application comportant un élément de partage de musique et un autre de clavardage, et pouvant fonctionner sur n'importe quelle plateforme. L'obtention des permis nécessaires pour échanger des fichiers musicaux demandait du temps; ils lancèrent donc l'application de clavardage séparément. En seulement 15 jours, plus d'un million d'utilisateurs s'étaient déjà inscrits. Le 22e jour, leur nombre s'élevait à deux millions. Les fondateurs abandonnèrent donc l'application de partage de musique pour démarrer Kik, et ils ne l'ont jamais regretté. Rassemblant plus de 300 millions d'utilisateurs inscrits, Kik constitue désormais l'application de choix pour les préadolescents et les adolescents nord-américains. On se penche maintenant sur l'offre de Kik afin de créer une plateforme qui attirera des utilisateurs d'autres segments démographiques.

Un segment démographique qui porte un regard particulier sur la technologie

Un segment démographique qui porte un regard particulier sur la technologie

Le marché cible de Kik est unique. Les préadolescents et les adolescents évoluent dans une toile entièrement mobile et sont passés directement aux tablettes et aux téléphones intelligents sans jamais faire usage de l'ordinateur de bureau. Si l'on se fie aux données obtenues grâce au sondage effectué par le Pervasive Group (en anglais seulement), les préadolescents et les adolescents participent à 6,1 séances de clavardage par jour sur Kik, pour une moyenne quotidienne de 74 minutes.

« Nos recherches démontrent que les ados utilisant des téléphones intelligents ont plus de quatre applications de clavardage, et ils téléchargent ces applications pour rester en contact avec leurs amis. Nous croyons que notre plateforme, qui offre plus que du simple clavardage, parviendra à attirer de nouveaux segments démographiques, parce que nous y avons intégré des expériences uniques », explique Rod McLeod, directeur des communications pour Kik.

Un téléphone intelligent faisant la démonstration de la plateforme de clavardage Kik.

Désormais plus qu'une question de clavardage

Une plateforme de clavardage peut désormais être conçue pour offrir des expériences supplémentaires, comme le magasinage ou la gestion de comptes bancaires. C'est sur cette voie que Kik s'est engagée.

WeChat, une plateforme intégrée de clavardage en Chine, rassemble des millions d'utilisateurs. Les nouvelles entreprises chinoises créent d'ailleurs un profil WeChat avant même de créer leur site Web. Les utilisateurs peuvent y clavarder, commander de la nourriture, réserver des chambres d'hôtel et même présenter une demande de prêt hypothécaire sans jamais quitter l'application. Kik compte devenir le WeChat de l'Amérique du Nord.

En 2015, Tencent Holdings Ltd, la société mère de WeChat, a investi 50 millions de dollars américains (en anglais seulement) pour faciliter le développement de Kik. Grâce à cette injection de fonds, Kik est évaluée à un milliard de dollars. Kik a l'intention de créer une plateforme semblable à celle de WeChat, tout en repoussant encore les limites de la fonctionnalité.

Les adolescents : bientôt des adultes qui feront leur entrée sur le marché du travail

Les principaux concurrents de Kik sont Facebook Messenger, WhatsApp et Snapchat. Facebook compte près de 1,7 milliard (en anglais seulement) d'utilisateurs et a acquis WhatsApp (en anglais seulement) en 2014, au coût de 19 milliards de dollars, afin d'élargir sa portée internationale et sa capacité de messagerie. M. McLeod indique que Facebook est un concurrent féroce, mais Kik comporte un avantage marqué : son principal segment démographique. Et c'est là un élément qui pourrait s'avérer avantageux lorsque les adolescents passeront à l'âge adulte et intégreront le marché du travail.

De nouvelles expériences pour gagner un nouveau segment démographique

Lorsque l'on recherche un segment démographique prêt à faire l'expérience de nouveaux services par le biais du clavardage, les adolescents constituent un premier choix plutôt évident. En effet, lorsqu'ils atteindront l'âge d'intégrer le marché du travail, l'utilisation d'applications de clavardage pour réaliser l'ensemble de leurs activités quotidiennes sera, pour eux, tout à fait naturelle; leur influence sur le marché sera considérable.

« Pour de nombreux jeunes, les applications mobiles sont la porte d'entrée d'Internet, comme pour les utilisateurs de WeChat. Ils sont à l'aise avec l'utilisation des plateformes mobiles et clavardent depuis leur tendre jeunesse », ajoute M. McLeod. C'est ce qui fait d'eux le segment démographique idéal pour assurer la croissance de la plateforme de clavardage Kik. « Nos concurrents sous-estiment notre marché cible. En effet, les adolescents n'hésitent pas à essayer et à utiliser ces types de services, et c'est là, pour nous, une occasion en or. Au fil de nos travaux sur la plateforme, ce sont précisément ces expériences qui attireront alors d'autres segments démographiques vers Kik. »

L'ascension des assistants virtuels

Un téléphone intelligent affichant texte et images à l'écran pour illustrer l'assistant virtuel de CNN
L'assistant virtuel de CNN au travail pendant les élections aux États-Unis

L'entreprise se concentre maintenant sur la conception d'assistants virtuels – qui sont des programmes informatiques simples ayant pour fonction d'interagir avec les utilisateurs – à même la plateforme de clavardage Kik. En avril 2016, Kik a lancé Bot Shop, une boutique d'applications offrant des assistants virtuels, et a ouvert sa plateforme à des développeurs externes. En août, Kik a annoncé que plus de 20 000 assistants avaient été créés et que plus de 1,8 milliard de messages avaient été échangés avec ceux-ci. Ces assistants permettent à des marques comme CNN, Sephora, The Weather Channel et d'autres d'interagir directement avec les consommateurs, et offrent du contenu personnalisé. Le service de recherche de Kik a découvert que les utilisateurs d'assistants virtuels passent 32 % plus de temps à utiliser l'application pour interagir avec les assistants et, parmi ces utilisateurs, 60 % sont âgés de 13 à 19 ans.

« Les utilisateurs peuvent découvrir les assistants virtuels de quatre façons différentes : Bot Shop, la fonction de suggestion (qui permet l'ajout d'un assistant virtuel à une conversation entre amis), la fonction d'invitation (qui permet à l'utilisateur d'en inviter un autre à faire l'expérience d'un assistant) et Kik Codes (la version Kik des codes QR). Les assistants virtuels se doivent d'être engageants et interactifs, et nombre de développeurs en sont encore au stade expérimental en ce qui concerne cet aspect particulier », explique M. McLeod. Cependant, Kik est à l'avant-plan du progrès et de l'innovation en matière d'assistants virtuels.

« Kik estime être au cœur de la course la plus palpitante dans l'univers de la technologie. Nous nous rapprochons du jour où le clavardage sera le carrefour de rassemblement du quotidien et nous nous réjouissons à la perspective de bâtir une des plateformes de clavardage les plus courues dans le monde », affirme M. McLeod.

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