Deuxième centre financier en importance en Amérique du Nord, Toronto est le siège financier du Canada. Plusieurs grandes sociétés de financement y sont installées, de même qu'un nombre croissant de jeunes entreprises financières, particulièrement celles qui se spécialisent en intelligence artificielle (IA), en paiements numériques et en robots-conseils.

Alors que l'économie concurrentielle et les précédents investissements gouvernementaux dans l'innovation maintiennent Toronto dans sa position de chef de file des services financiers sur la scène internationale, ce sont les universités de premier plan et les pépinières d'entreprises de l'Ontario qui contribuent à l'acquisition d'une expérience pratique par les talents qualifiés qui pénètrent le marché chaque année. L'un de ces établissements est la Rotman School of Management de l'Université de Toronto.

L'Université de Toronto a longtemps été à l'avant-garde du développement de talents exceptionnels dans le domaine financier pour les marchés locaux et internationaux.

En 2014-2015 uniquement, les nombreux accélérateurs et les nombreuses pépinières d'entreprises de l'Université de Toronto, en collaboration avec 226 jeunes entreprises menées par des étudiants, ont permis la création de 79 entreprises inscrites, soit plus que tout autre établissement canadien.

Grâce à la création du carrefour d'innovation financière en analytique avancée (« FinHub (en anglais seulement) ») de la Rotman School of Management en novembre 2017, l'Université de Toronto a fait de plus grandes avancées afin de stimuler l'innovation financière et l'entrepreneuriat sur le marché provincial et sur d'autres marchés.

Rotman FinHub - Centre d'innovation financière de l'Université de Toronto en analyse avancée

Le carrefour d'innovation financière de Rotman rassemble des étudiants, de jeunes compagnies et des chercheurs qui influent sur l'avenir de l'innovation en technologie financière aux niveaux local et international.

Grâce à un don de 1 million de dollars de la Banque TD et à un engagement financier de 1,3 million de dollars du fonds pour les catalyseurs de la Rotman School of Management, le modèle du carrefour financier offre un environnement collaboratif où les étudiants, l'industrie financière et le personnel enseignant apprennent les uns des autres, pour développer des technologies de pointe et faire germer des idées d'innovation financière.

Le programme repose sur trois grands piliers :

Le programme FinHub de l'École de gestion Rotman de l'Université de Toronto est basé sur ces trois piliers fondamentaux.
  1. Mettre de l'avant des approches novatrices et des méthodologies flexibles, tout en introduisant des disciplines émergentes, dont l'apprentissage machine, les chaînes de blocs, et les langages de programmation avancés, comme Python. Les programmes sont conçus en combinant des cours, des projets spéciaux, des présentations, des recherches et d'autres contributions de conseillers de trois départements de l'Université de Toronto : la Rotman School of Management, la faculté de sciences appliquées et d'ingénierie et le département d'informatique.
  2. Tirer profit des liens serrés avec l'industrie financière, plus particulièrement de l'écosystème technologique de Toronto, qui est « l'un des meilleurs au monde », selon Christian Nelissen , premier vice-président de la Banque TD. En plus d'accueillir les six grandes banques, Toronto est le siège de plus de 4 000 jeunes entreprises actives et 200 entreprises de technologie financière.
  3. Cultiver de grands talents en offrant des programmes, des projets, des conférences et des colloques. Les meilleurs étudiants de maîtrise et de baccalauréat travaillent avec des chefs de file de la recherche, des instructeurs et des conseillers de différents départements pour mettre sur le marché des solutions de technologie financière novatrices.

Andreas Park, professeur agrégé en finances à l'Université de Toronto et directeur de la recherche au carrefour financier, définit la vision du programme : « Nous voulons que [l'initiative du carrefour financier] soit polyvalente. Nous voulons servir les intérêts de Rotman, mais aussi aider les petites entreprises à accéder aux meilleurs talents et connaissances dans le domaine, talents et connaissances auxquels elles n'auraient pas accès autrement. Cela permet aux étudiants d'acquérir plus d'expérience pratique, de pénétrer le marché, de participer aux activités des entreprises et éventuellement, de se créer des liens professionnels avant même d'avoir terminé leurs études. »

Les participants, eux aussi, trouvent le modèle intéressant. Les premiers projets ont été lancés le 1er mai avec l'aide de sept entreprises : Blue Pier, CogniFrame, Karen.ai, Overbond, la Banque TD, TransUnion et Vexo.

Si l'on estompe la frontière entre le monde universitaire et l'industrie, tout le monde en sort gagnant, selon Fotios Saratsiotis, président de Vexo Technology Solutions (en anglais seulement). « C'est une chose de dire qu'on a fait des recherches et acquis des compétences. Mais c'est un grand atout de pouvoir dire qu'on peut travailler dans l'industrie et qu'on a suivi un enseignement qui est à l'avant-garde de l'innovation en technologie financière. Le carrefour financier de Rotman arrive à combiner les deux de façon positive. »

D'autres partenaires de l'industrie sont d'accord. James Pierlot, avocat et fondateur de la jeune entreprise de régime de retraite Blue Pier (en anglais seulement), dit que « la façon dont le modèle du carrefour financier est construit permet aux étudiants d'apprendre, donc il répond aux besoins de l'établissement d'enseignement. Les besoins du gouvernement sont aussi comblés, car il peut soutenir concrètement l'innovation. Même chose pour l'industrie, qui peut accomplir un vrai travail. Le carrefour financier est profitable pour tous ceux qui y participent. »

Vuk Magdelinic, directeur général d'Overbond (en anglais seulement), applaudit également l'initiative : « Nous sommes à la fois partisans et bénéficiaires des programmes comme le carrefour financier de Rotman. C'est un moyen de collaboration dans les deux sens et une solution gagnant-gagnant pour le monde universitaire et les partenaires de l'industrie. »

Une approche multidisciplinaire est ce qui caractérise les objectifs du carrefour financier de Rotman

Contrairement à bon nombre d'accélérateurs et de pépinières d'entreprises universitaires – comme le Creative Destruction Lab de Rotman, la Hatchery (en anglais seulement) de la faculté de génie et l'accélérateur d'entreprises ICUBE (en anglais seulement) de l'Institute for Management & Innovation de l'Université de Toronto à Mississauga – le carrefour financier adopte une approche multidisciplinaire unique, qui permet les échanges entre les étudiants, les instructeurs et les professionnels de l'industrie provenant de ces trois disciplines. C'est un grand différenciateur, et ce qui caractérise la conception de tout le programme, laisse entendre Kathleen Coulson, directrice générale du Capital Markets Institute de Rotman et directrice associée du carrefour financier.

Rotman FinHub, un endroit pour les étudiants, l'industrie financière, les entrepreneurs et les professeurs pour interagir, rechercher et incuber des idées pour de nouvelles technologies financières.

« Nous avons longuement réfléchi au mélange étudiants-mentors, et nous reconnaissons que le fait d'avoir des participants de différentes disciplines est un gage de valeur pour ce que nous voulons accomplir. Les étudiants en informatique et en ingénierie ont souvent de formidables compétences pour recueillir des données, et ceux de Rotman ont reçu des formations en stratégie et savent comment cibler les bonnes données pour que la méthodologie, comme l'apprentissage machine, fonctionne plus rondement. Les étudiants du carrefour financier peuvent décortiquer un problème sous différents angles, se concentrer sur les bonnes données et solutions, et appliquer ces solutions pour régler les enjeux les plus pressants de l'industrie des services financiers. »

Catherine Marsh, directrice générale des opérations de Blue Pier, est d'accord : « Nous aimons l'idée qu'un ou deux étudiants en informatique ou en ingénierie travaillent avec une personne détenant une maîtrise en administration des affaires, sous supervision d'un universitaire. Ce niveau de collaboration est un modèle judicieux qui, selon nous, nous aidera à accomplir de grandes choses. »

Les partenaires qui ressentent déjà les bénéfices

Visweswaran (Vish) Ramakrishnan, fondateur et chef de la direction de CogniFrame (en anglais seulement), affirme : « le carrefour financier de Rotman contribue à bâtir un écosystème où l'on peut apprendre ensemble, réunir les talents, l'information et les connaissances de partout [en Ontario] à un seul endroit, assimiler ces connaissances et les diffuser d'une manière accessible à un grand nombre de participants. Si nous avons besoin de talents au fil de notre croissance, le carrefour financier est l'endroit où les trouver. »

James Pierlot et Catherine Marsh de Blue Pier se disaient aussi impressionnés par la discipline, les compétences et les connaissances démontrées par les étudiants et les mentors du carrefour financier. « Nous étions encouragés par l'intérêt initial des étudiants qui souhaitaient travailler avec nous [pendant leur session d'été]. Ils étaient très impliqués, et nous croyons réellement que le programme produira quelque chose de prometteur pour tous les participants. »

« Toronto est l'un des marchés de technologies qui connait la plus grande croissance en Amérique du Nord, et l'un des plus grands carrefours d'innovation au monde. Alors que l'industrie financière continue de se transformer rapidement, nous devons rester au sommet et apprendre des changements qui se produisent. C'est ce que nous voulons accomplir avec le carrefour financier de Rotman : participer à cette évolution, être capable d'ouvrir la voie et de propulser les innovations dans le domaine financier », conclut Andreas Park à propos de la contribution que le carrefour financier cherche à apporter au secteur des services financiers de l'Ontario.

« Notre responsabilité, c'est de faire en sorte que nos étudiants acquièrent les compétences nécessaires, pour que l'industrie sache qu'elle peut trouver ces compétences au carrefour financier de Rotman. C'est une occasion en or pour les étudiants d'acquérir des connaissances et de l'expérience, et pour eux et le personnel enseignant de changer les choses sur l'ensemble du marché ontarien. C'est l'avenir de notre école, et bien faire les choses est de la plus haute importance », ajoute Kathleen Coulson.

Pour l'innovation des services financiers, Toronto est le choix par excellence

Si vous demandez aux jeunes entreprises qui font partie du carrefour financier de Rotman où elles veulent être installées, leur réponse sera catégorique.

« Pour assurer le bon fonctionnement de Blue Pier et remplir notre mandat, nous devions absolument être établis en Ontario. Pour travailler dans les technologies et les services financiers, vous devez être à Toronto : c'est là que se trouvent la majorité des experts et la masse critique de la technologie financière, de la gestion des biens et de l'expertise en actuariat. Je n'arrive pas à imaginer Blue Pier dans une autre province ou une autre ville », dit James Pierlot à propos de son entreprise de régimes de retraite.

Vuk Magdelinic avait également un vaste choix de lieux potentiels où démarrer Overbond en 2015 (notamment New York, où il a travaillé pour l'une des cinq grandes banques, et y a encore des liens). Il a quand même choisi Toronto, pour deux raisons bien précises. La première est que sa compagnie peut tirer profit des établissements universitaires, comme l'Université de Toronto, l'Université de Waterloo et tous les autres centres universitaires le long de ce corridor, établissements qui forment et exploitent des ingénieurs de grand talent. La deuxième concerne les facteurs économiques favorables en Ontario, qui lui ont permis de lancer son entreprise et de recruter des talents exceptionnels, tout en respectant son budget. Aujourd'hui, soit un peu plus de deux ans plus tard, il est toujours optimiste en ce qui concerne le secteur technologique ontarien et sa tendance à croître et à innover : « Nous avions la liberté de choisir où accroître nos activités, et c'est l'Ontario qui l'a emporté. »

27 juin 2018

Commentaire : Cette page a-t-elle été utile?

Parlez-en à un conseiller commercial


Demande d’entretien

Inscrivez-vous à notre bulletin


Ouvrez-en un maintenant

Inscrivez-vous à
notre bulletin

Le formulaire est à des fins commerciales.

Retour en haut de la page