Pour les femmes atteintes d'un cancer du sein, la chirurgie mammaire conservatrice peut avoir plusieurs avantages par rapport à la mastectomie. Pensons notamment à la récupération, moins longue, et à la douleur postopératoire, moins importante. Toutefois, pour une femme sur quatre, cette chirurgie sera suivie d'une deuxième série d'interventions en raison de la persistance de cellules cancéreuses.

Perimeter Medical Imaging, une entreprise de dispositifs médicaux de Toronto, veut mettre fin à cette situation. Après plusieurs années de recherche et d'études cliniques, elle est maintenant fin prête à commercialiser une technologie d'imagerie chirurgicale de pointe qui améliorera l'évaluation des structures tissulaires à l'échelle microscopique par les chirurgiens, radiologistes et pathologistes durant les interventions chirurgicales, en temps réel. Actuellement, pour confirmer le succès d'une chirurgie mammaire conservatrice, il faut attendre les résultats de l'examen anatomopathologique, ce qui peut prendre jusqu'à une semaine. La technique d'imagerie de Perimeter permettra aux cliniciens d'obtenir des données peropératoires supplémentaires au moyen de la visualisation rapide et automatisée des structures tissulaires superficielles.

À l'assaut du cancer

L'Optical Tissue Imaging System (OTISMC) de Perimeter donne aux cliniciens une image à haute résolution de toute la couche externe des tissus retirés pendant la chirurgie. OTISMC utilise la tomographie par cohérence optique (TCO), une technique semblable à l'échographie, mais qui utilise la lumière au lieu du son. Ce nouvel appareil ne remplace pas l’examen anatomopathologique, mais donne un portrait détaillé de la pièce opératoire, et ce, en quelques minutes.

L'utilisation de cette technologie pour des chirurgies du cancer du sein n'est qu'un exemple de son potentiel. Le dispositif original, l'OTISMC 1.0, est largement recommandé pour évaluer les microstructures tissulaires prélevées chez les humains. Plusieurs applications du système sont actuellement mises à l'essai par des cliniciens locaux : l'évaluation des tissus dans divers contextes peropératoires, la planification des services d'anatomopathologie et la pratique de la radiologie interventionnelle.

Avec l'Optical Tissue Imaging System<sup>MC</sup>
Avec l'Optical Tissue Imaging SystemMC, les cliniciens peuvent visualiser la microstructure sous la surface des tissus. Ils ont immédiatement accès aux images, alors qu'avec la méthode de référence, soit l'histologie conventionnelle, ces dernières sont accessibles au plus tôt dans les 24 à 48 heures suivant le prélèvement.

Un emplacement idéal pour attirer le financement et les talents

Paul Weber, président-directeur général de Perimeter
Paul Weber, président-directeur général de Perimeter

Perimeter Medical Imaging, qui emploie maintenant 12 personnes, n'avait que 4 employés lors de sa création en 2013, après avoir acquis la technologie longuement développée en collaboration avec le Princess Margaret Cancer Centre de Toronto. Les deux principaux défis de l'entreprise, depuis ses débuts, sont liés au financement et au recrutement de talents. Toutefois, le fait qu'elle soit située en Ontario l'a aidée à attirer et des ressources financières et des ressources humaines.

« Notre emplacement à Toronto, près de la rue Bay et du quartier des finances, nous a certainement apporté quelques avantages », affirme Paul Weber, président-directeur général de Perimeter, qui souligne au passage que l'entreprise a réussi à amasser 5 millions de dollars en financement par actions pendant l'été 2015 et 1,5 million en titres non dilutifs.

En ce qui concerne l'accès à du personnel qualifié, l'Ontario est une « pépinière de talents en génie et dans le secteur technique », ajoute M. Weber. À cette concentration de talents se greffe toute une gamme de programmes de soutien, que la société a su utiliser avec profit. Par exemple, Perimeter a pu compter sur le Health Technology Exchange (HTX), que M. Weber décrit comme « un programme extraordinaire, très pragmatique dans son approche des jeunes entreprises ».

À ses débuts, Perimeter Medical Imaging a aussi profité de l'Embedded Executive Funding Program de MaRS (en anglais seulement) à de nombreuses reprises pour mettre la main sur des talents qu'elle n'aurait pas été en mesure de s'offrir autrement. « Tandis que nous mettions sur pied notre première stratégie visant à obtenir une autorisation de la FDA, nous avons été conseillés sur le plan réglementaire par une personne possédant une expérience très pertinente, poursuit le président-directeur général. Ces talents ont été un vrai catalyseur pour nous. »

D'autres programmes ont offert un soutien inestimable à Perimeter, à différentes étapes de son parcours. Citons notamment les Centres d'excellence de l'Ontario, l'Ontario Bioscience Industry Organization et l'Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l'Ontario.

Selon M. Weber, ce sont les programmes comme ceux-ci qui expliquent le grand élan d'innovation en Ontario.

« Ici, on offre beaucoup de soutien aux jeunes entreprises pour qu'elles puissent prendre leur envol. La possibilité de faire affaire avec des établissements de santé de calibre mondial ajoute une bonne dose de crédibilité aux entreprises ontariennes qui tentent de percer le marché international. »

Accès au plus grand marché mondial dans le domaine de la santé

Perimeter a reçu l'autorisation de la FDA pour aller de l'avant avec son système OTISMC 1.0 en mai 2016. Cette autorisation change complètement la donne pour la société, qui, en contact avec six centres américains prêts à participer à des études d'adoption clinique début 2017, prévoit vendre ses premiers appareils plus tard en 2017.

« Cette autorisation est le fruit d'efforts considérables, déployés notamment dans les différentes phases de développement de produit et d'essais cliniques par lesquelles nous sommes passés, évoque M. Weber. Nous avons travaillé à partir de notre appareil de validation de principe initial et l'avons mis à l'essai, puis nous avons conçu un atlas d'images de calibre mondial, très complet, qui répondaient aux plus hautes normes de qualité d'images dans le domaine de la pathologie. C'était un point tournant pour nous. »

L'entreprise passera d'une perspective de développement des affaires à une perspective plus commerciale d'ici la fin de l'année, et prévoit lancer ses activités de commercialisation vers la fin de l'année. Paul Weber s'attend à ce que Perimeter doive augmenter son effectif pour soutenir le déploiement commercial complet de l'entreprise. Bien qu'il croie que le marché américain est tout près de devenir le principal marché où Perimeter se lancera, il prévoit tout de même obtenir des autorisations au Canada et en Europe.

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