Albert Lai, cofondateur et chef de la direction de Big Viking Games, est convaincu que les jeux instantanés offerts sur Messenger en HTML5 représentent l'avenir des jeux.

Il est prêt à miser gros là-dessus. Et si sa feuille de route est un bon indice, il pourrait bien avoir raison au sujet de l'argent. M. Lai est un entrepreneur en série, qui a fondé et vendu cinq sociétés Internet prospères avant de décider que ce qu'il voulait vraiment, c'était créer une entreprise de jeux.

La question était : où?

« J'aurais pu facilement établir BVG n'importe où dans le monde, raconte-t-il. Lorsque j'ai pris la décision de lancer l'entreprise, je me suis rendu un peu partout, aux États-Unis, en Asie, en Europe et même en Amérique du Sud, pour examiner des emplacements. J'ai été très stratégique sur ce point. Finalement, l'Ontario était le seul endroit qui offrait exactement ce dont j'avais besoin : un bassin de main-d'œuvre très solide sur les plans créatif et technique et un fort soutien gouvernemental. Le fait que Toronto est une ville cosmopolite comptant d'excellents restaurants chinois est un atout supplémentaire. »

M. Lai a d'abord établi son entreprise à London (Ontario) en 2011, avec un effectif de quatre personnes, puis a pris de l'expansion et ouvert ses bureaux à Toronto peu après. Depuis le début, l'entreprise est axée sur les jeux instantanés sur appareils mobiles utilisant HTML5.

Un jeune homme portant une veste et un jeans s'amuse à tirer avec un pistolet Nerf dans chaque main.
Albert Lai entend faire de BVG une société valant plusieurs milliards de dollars.

« Nous avons su voir le potentiel de la technologie et la manière dont elle définira l'avenir des jeux mobiles et du divertissement, affirme M.Lai. Nous avons commencé à faire des recherches et à investir dans ce projet il y a plus de cinq ans, et avons conçu un moteur de jeu HTML5 qui nous permet de créer des jeux instantanés du même calibre que ceux que l'on peut télécharger à partir de l'App Store, mais nous ne les distribuons que sur le Web « ouvert » ou par l'entremise d'une foule de réseaux de distribution comme les réseaux sociaux et Messenger. »

Une capture d'écran de YoWorld qui montre une rue bordée d'arbres que parcourent des personnages tout droit sortis d'une bande dessinée.
BVG a acquis YoWorld de Zynga, l'a actualisé et a constaté une augmentation de 40 % d'utilisateurs actifs quotidiens.

Le catalogue de jeux de BVG, qui comprend Galatron, YoWorld et Fish World, a attiré plus de 60 millions d'adeptes dans le monde et a augmenté les profits composés annuellement de BVG de près de 50 % au cours des cinq dernières années.

Et ce n'est là que le début, lance M. Lai qui entend faire de BVG une entreprise valant plusieurs milliards de dollars. « L'objectif est que BVG soit la première entreprise de divertissement sur appareils mobiles/de médias née au Canada valant plus de 10 milliards de dollars. »

Comment, de façon précise, l'Ontario a-t-il joué un rôle?

Des talents aux crédits d'impôt, l'Ontario fournit ce dont les entreprises de jeux ont besoin pour réussir

« Les jeux sont créés et fabriqués par des personnes, et le bassin de talents ontarien est sans égal, poursuit M. Lai. L'Ontario compte des collèges et des universités de réputation mondiale, comme le Sheridan College et l'Université de Waterloo, et produit des diplômés dans tous les domaines du jeu. De plus, les politiques d'immigration facilitent le recrutement à l'étranger de personnes talentueuses. »

Il y a également la Société de développement de l'industrie des médias de l'Ontario. Elle offre des crédits d'impôt et de l'aide financière aux concepteurs de jeux, notamment le Fonds pour les produits multimédias interactifs numériques, qui couvre 50 % du budget de production d'un projet jusqu'à concurrence de 250 000 $ et 75 % des activités de marketing jusqu'à concurrence de 50 000 $.

« Ces fonds sont inestimables pour des entreprises comme la mienne », explique M. Lai. Ils en disent long aussi sur l'importance qu'accorde le gouvernement à cette industrie pour l'économie. »

Pendant les cinq premières années, BVG a pris de l'ampleur sans aucun financement externe, ayant recours au financement par capital-risque ou par capitaux propres. Toutefois, en novembre 2016, M. Lai était prêt à rencontrer des investisseurs et il n'a eu aucun mal à les trouver chez lui. BVG a obtenu près de 22 millions de dollars de la Banque Royale du Canada, d'Exportation et développement au Canada et de la Banque de développement du Canada.

Une photo des membres de l'équipe de l'entreprise devant une grande bannière Big Viking Games Life.
L'équipe de BVG compte plus de 100 Vikings et recrute activement.

Bien qu'il soit à la recherche d'un autre montant de 60 millions de dollars pour faire croître l'entreprise, cette première étape signifie qu'il peut doubler son effectif de 100 employés et continuer à créer et à publier encore plus de jeux instantanés AAA sur de multiples et nouvelles plateformes pour le marché apparemment insatiable.

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