Le mentorat et le financement qu'il a reçu de l'Ontario lui ont permis de partir du bon pied

InteraXon, établie à Toronto, est mieux connue aujourd'hui pour son produit de détail de signature, Muse, un serre-tête à capteurs d'ondes cérébrales qui aide les utilisateurs à tirer davantage de la méditation. Mais la plate-forme riche, vaste et profonde de Muse offre beaucoup plus, déclare Derek Luke, directeur général.

Muse fonctionne comme un électroencéphalogramme (EEG) qui mesure de l'activité du cerveau et envoie les données à une application afin que les utilisateurs puissent en faire un suivi et améliorer leur pratique. Le produit découle de l'intérêt de ses fondateurs dans l'interaction entre l'ordinateur et le cerveau humain. Ariel Garten, la première directrice générale de l'entreprise, avait de l'expérience en neurosciences et dans la conception et travaillait dans le laboratoire informatique du scientifique Steve Mann de l'Université de Toronto en 2003 lorsqu'elle a rencontré Chris Aimone, un étudiant de Steve Mann. Steve Mann avait mis au point une interface cerveau-ordinateur de base qui fascinait Ariel Garten et Chris Aimone. Avec l'aide d'un autre ami, Trevor Coleman, ils ont formé une entreprise en démarrage pour explorer les moyens d'appliquer la technologie.

Derek Luke, directeur général, InteraXon

Le parrainage de l'Ontario ouvre des portes

Femme qui médite avec le serre-tête Muse au bureau

Le trio a connu sa grande percée en 2010 lorsqu'il a été parrainé par le gouvernement de l'Ontario pour présenter sa technologie émergente aux Jeux olympiques de Vancouver. Les participants pouvaient mettre le serre-tête et utiliser leur esprit pour contrôler les lumières de la tour du CN, de la colline du Parlement et des chutes Niagara. Près de 5 000 personnes ont visité l'installation, affirme M. Luke.

C'est à ce moment que les fondateurs se sont demandé si, au lieu de faire des présentations dans le cadre d'événements, ils devraient lancer un produit sur le marché.

Le résultat de cette réflexion a été le serre-tête Muse, que l'entreprise a présenté dans le cadre du Consumer Electronics Show (CSE) en janvier 2014 et qui a attiré beaucoup l'attention des médias et généré de nombreuses précommandes. Par la suite, l'entreprise s'est lancée dans un tourbillon d'activités pour évaluer le marché du produit, mettre sur pied la fabrication, embaucher du personnel ainsi que mettre au point et distribuer l'application connexe.

Des conseils et du financement de premier ordre des programmes de l'Ontario

L'aide que nous avons obtenue de deux programmes du gouvernement de l'Ontario a joué un rôle décisif au début, explique M. Luc. Les Centres d'excellence de l'Ontario (CEO) et l'organisme MaRS ont non seulement offert du financement, mais du mentorat dans ces secteurs et d'autres.

« Nous avons obtenu de l'aide de certains des experts les plus chevronnés qui travaillent avec les CEO et l'organisme MaRS. »

Muse a permis de générer 3,5 millions de dollars de revenus dans ses premiers mois. Les revenus ont doublé en 2014-2015 et ont encore doublé en 2015-2016, et devraient encore doublé cette année. À ce jour, plus de 100 000 personnes ont utilisé Muse. InteraXon possède maintenant les données d'EEG pour plus de deux millions de séances de méditation.

L'entreprise a fait bien du chemin depuis les jours où elle devait déployer beaucoup d'efforts pour recueillir la somme de 300 000 $ au moyen du financement collectif : depuis, elle a reçu 19,5 millions de dollars de 30 différentes sources d'investissement. L'intérêt suscité par Muse dès le début parmi plusieurs célébrités, dont le patineur artistique Elvis Stojko, l'ingénieur de Google Chade-Meng Tan et la directrice générale d'Indigo Heather Reisman. L'acteur et investisseur américain Ashton Kutcher a aussi investi dans l'entreprise par l'entremise de son fonds de capital-risque, A-Grade Investments.

logo de Muse

L'intérêt d'Heather Reisman dans le produit a permis l'expansion du produit dans les magasins au détail, puisqu'elle a accepté de le vendre dans les magasins Chapters et Indigo. Par la suite, Muse a vite été vendu par Best Buy, Amazon et Target. La croissance a permis à l'entreprise de mettre en œuvre son objectif à long terme de devenir une force perturbante dans le secteur du bien-être ainsi que dans le secteur de la santé physique et mentale, affirme M. Luke.

Peu de temps après, l'entreprise a commencé à remarquer un intérêt important des professionnels de santé mentale. Les cliniciens utilisaient Muse pour aider à traiter la lutte contre la toxicomanie, les troubles de l'alimentation, l'anxiété et le stress et ce nouveau marché est bientôt devenu lucratif. Logiquement la prochaine étape consistait à lancer un logiciel connexe. La société a créé un tableau qui permet aux cliniciens de voir les résultats de séances de Muse de leurs clients. Aujourd'hui, InteraXon compte 2 000 cliniciens parmi ses clients.

Une innovation qui change la donne

Mais l'immense potentiel de l'entreprise en démarrage est peut-être plus facilement compris dans le contexte de son tout nouveau produit. L'entreprise a récemment signé une entente de concession de licences avec Safilo, une société italienne de lunettes qui est propriétaire des marques Polaroïd, Carrera et Smith Optics, et elle a signé des ententes de concession de licences avec quelque 25 marques de haute couture, y compris Dior, Fendi, Gucci et Fossil. InteraXon a annoncé son tout nouveau produit en décembre : des lunettes dotées de la technologie à capteurs d'ondes cérébrales de Muse.

Muse, le serre-tête à capteurs d'ondes cérébrales

Cette innovation fait d'InteraXon un concurrent de premier plan dans le marché émergent des lunettes intelligentes, dit M. Luke. Les lunettes, qui ont l'allure de lunettes de mode haut de gamme, sont pourvues d'un nombre impressionnant de technologies, y compris l'électromyographie (EMG), l'électrooculographie (EOG) et divers capteurs. Les lunettes seront lancées plus tard cette année.

Une autre source importante de revenu sera d'autres applications pour le serre-tête Muse, affirme M. Luke, d'applications pour le divertissement aux traitements du TDAH. Les développeurs peuvent ajouter des fonctions à la fois au serre-tête et aux lunettes. InteraXon est également en pourparlers avec des sociétés de réalité virtuelle pour octroyer des licences pour sa technologie.

Tirer profit de l'infrastructure d'innovation de l'Ontario

Toute cette croissance rapide se traduit par un besoin d'un nombre croissant d'employés. L'entreprise prévoit embaucher 50 nouveaux employés cette année, doublant ainsi sa taille. Les principales difficultés seront de gérer la croissance, attirer d'autres investisseurs et établir clairement que le serre-tête Muse est bien plus qu'un outil de méditation excentrique. Il est en fait la plus grande base au monde de l'activité cérébrale, avec une gamme d'applications potentielles fascinantes.

Des questions concernant la propriété intellectuelle et l'accessibilité aux capitaux peuvent présenter des défis, explique M. Luke, mais il est encouragé par l'engagement du gouvernement de l'Ontario, soulignant le « point de vue très proactif » de la province pour ce qui est d'aider les entreprises en démarrage à accéder à de la main-d'œuvre qualifiée. Il est aussi heureux de la prévoyance dont fait preuve le gouvernement de l'Ontario en finançant non seulement les entreprises en démarrage, mais également les entreprises en croissance.

« Le gouvernement de l'Ontario est très réceptif aux entreprises et il prend des mesures positives pour les aider. »

Selon M. Luke, parce qu'InteraXon est située à Toronto, elle pourra trouver le talent dont elle a besoin. Actuellement, tous les employés de l'entreprise, sauf un, sont locaux, et, du moins pour l'instant, il a l'intention de maintenir cette situation. Il est facile de retenir les employés grâce au style de vie attrayant et aux facteurs culturels de l'Ontario. Il affirme que, de façon générale, le gouvernement de l'Ontario a fait un travail impressionnant pour soutenir InteraXon et d'autres entreprises semblables et a permis de créer un centre de neurosciences important ici.

« Il y a quatre ou cinq centres dans le monde qui maîtrisent très bien les neurosciences, et l'Ontario est un de ces centres. La qualité des neurosciences dont font preuve l'Université McMaster, l'Université de Toronto et des entreprises en démarrage comme la nôtre, est la meilleure au monde. »

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