En 2017, Uber a décidé que, si elle voulait se démarquer des nombreux concurrents dans le secteur des véhicules autonomes, elle avait besoin d'aide pour rendre ses véhicules autonomes plus intelligents et moins chers. L'entreprise mondiale de transport établie en Californie s'est directement tournée vers Toronto, en Ontario.

Qu'avait Toronto à offrir de plus à Uber, alors qu'il y a des centres de recherche qui se consacrent déjà à la technologie de véhicule sans conducteur à Pittsburgh et à San Francisco?

L'Ontario est en tête de la révolution de l'IA

« Le leadership en intelligence artificielle », explique Raquel Urtasun, une informaticienne de l'Université de Toronto qu'Uber a choisi pour diriger son nouveau groupe des technologies avancées. « Depuis les vingt dernières années, Toronto et le Canada ont été à l'avant-scène de l'IA, et c'est l'expertise que nous mettons à profit chez Uber. »

Mme Urtasun, qui est également titulaire d'une chaire de recherche du Canada en apprentissage machine (enseigner aux ordinateurs comment penser) et en vision artificielle (aider les ordinateurs à percevoir les vidéos et les photos), est une célébrité dans le domaine – et un important atout pour Uber.

Ses activités de recherche à l'université sont axées sur la manière de faire des véhicules autonomes une réalité abordable en programmant des capteurs peu coûteux afin qu'ils deviennent plus intelligents. Si elle y parvient, ces capteurs remplaceront les capteurs optiques (les systèmes LIDAR) utilisés dans les prototypes de véhicules autonomes actuels qui, à un coût moyen de 80 000 $ US par capteur, placent les véhicules autonomes — y compris ceux fabriqués par Uber — hors de la portée du consommateur moyen.

Un véhicule autonome blanc Uber garé dans une rue de Toronto
Uber mène des essais routiers de véhicules autonomes dans les rues de Toronto depuis août 2017

Mme Urtasun est convaincue qu'elle et l'équipe en pleine croissance composée de chercheurs et d'ingénieurs qu'elle attire au sein du nouveau groupe de recherche d'Uber domineront le secteur.

« La profondeur de l'expertise en IA de l'Université de Toronto m'a séduite. »

Cette profondeur a été établie grâce, en grande partie, à Geoffrey Hinton, un professeur émérite de l'Université de Toronto qui s'est révélé être un précurseur dans le domaine de l'IA appelé les réseaux neuronaux, qui consiste à configurer des systèmes informatiques afin d'imiter le cerveau humain – un processus qui permet aux ordinateurs d'apprendre. Le travail de M. Hinton sur les réseaux neuronaux a été reconnu et soutenu rapidement par le gouvernement canadien.

« L'Ontario est devenu un important centre d'IA, notamment dans le domaine de l'apprentissage profond, en raison du financement précoce par l'Institut canadien des recherches avancées et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada », indique M. Hinton. « Ces fonds ont permis de former des chercheurs de calibre mondial qui, à leur tour, forment aujourd'hui la prochaine génération grâce à une importante aide financière des gouvernements fédéral et provincial et de l'industrie, ceux-ci ayant tous reconnu que nous offrons quelque chose de spécial ici. »

L'Ontario investit en vue de conserver son avantage en IA

L'Ontario est déterminé à tirer parti de sa formidable expertise en IA dans le but de devenir, entre autres choses, un carrefour de mise au point de véhicules connectés et autonomes de calibre mondial.

En mars 2017, le gouvernement de l'Ontario a annoncé un investissement de 50 millions de dollars dans l'Institut Vecteur pour l'intelligence artificielle de Toronto. Également appuyé par le gouvernement canadien et plus de 30 entreprises — y compris Uber —, l'Institut Vecteur permettra de tirer parti de l'incroyable bassin d'experts en IA reconnus dans le monde entier de l'Ontario en formant, en attirant et en retenant un plus grand nombre des meilleurs chercheurs qui auront également la possibilité de travailler sur des applications commerciales avec des sociétés ou dans leur propre entreprise en démarrage.

Sept mois plus tard, en octobre 2017, le gouvernement ontarien a annoncé qu'il verserait 30 millions de dollars supplémentaires, cette fois pour accroître le nombre de diplômés d'une maîtrise professionnelle en intelligence artificielle.

Et pour accélérer l'évolution et le déploiement des véhicules autonomes, le gouvernement a également créé le Réseau d'innovation pour les véhicules autonomes (RIVA) afin de mettre au point, de mettre à l'essai, de faire la démonstration et de valider de nouvelles technologies de véhicules connectés et autonomes.

« Il s'agit d'une période très stimulante pour faire partie de l'industrie automobile, tout particulièrement ici en Ontario, où nous sommes en première ligne de la technologie de véhicule autonome », indique Mme Urtasun. « Le fait d'être tombée en amour avec l'Ontario n'est que la cerise du le gâteau. »

14 février 2018

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