La prochaine cible des pirates informatiques pourrait ne pas être une grande société ou un organisme gouvernemental, mais bien la voiture familiale typique garée dans une entrée de banlieue.

À mesure que les voitures se dotent de plus de capteurs, de systèmes de prévention des collisions et de connexions Internet, la capacité informatique contenue sous le capot devient de plus en plus puissante et, si les concepteurs ne sont pas prudents, plus vulnérable au piratage.

Chacun reconnaît que les voitures d'aujourd'hui ne peuvent fonctionner sans ordinateurs, mais la plupart des gens ne sont pas au courant du niveau de complexité de ces systèmes.

Pour nous mettre en contexte, Grant Courville, chef de la gestion des produits de QNX, une entreprise de logiciels d'Ottawa, en Ontario, compare un avion gros porteur à une voiture ordinaire.

« Dans un Boeing 787, on compte de sept à dix millions de lignes de code informatique », a fait remarquer M. Courville pendant une présentation donnée dans les bureaux de QNX. « Aujourd'hui, dans de nombreuses voitures, on compte facilement 100 millions de lignes de code informatique. »

QNX, une filiale de BlackBerry, offre des plateformes logicielles pour les FÉO automobiles depuis 1998. Le système OnStar de GM utilise un logiciel de QNX, tout comme les systèmes d'infodivertissement de 60 millions de véhicules dans le monde.

Le lien de plus en plus étroit entre les secteurs de l'automobile et des technologies de l'information crée une richesse de possibilités de croissance pour près de 100 entreprises de l'Ontario comme QNX qui œuvrent dans le secteur de la voiture branchée. En Ontario, le chevauchement automobile et technologies de l'information est un partenariat naturel. L'Ontario est l'un des rares territoires de compétence dans le monde où des groupements de premier rang des secteurs de la fabrication automobile et de la haute technologie travaillent côte à côte.

« De nos jours, les fabricants automobiles doivent mettre régulièrement à niveau le logiciel des véhicules dans le monde entier », a ajouté M. Courville. « Nous appliquons l'expertise de BlackBerry en connectivité aux véhicules. BlackBerry possède une infrastructure mondiale et un grand nombre d'années d'expérience dans la livraison de mises à jour fiables et sécuritaires de logiciels. »

La société a défini la norme mondiale de niveau or pour la sécurité numérique avec sa cryptographie à courbe elliptique, mise au point à l'origine par Certicom, une filiale de BlackBerry. Aujourd'hui, le chiffrement de Certicom aide les clients à assurer la sécurité de dizaines de millions de modules télématiques pour automobiles, de compteurs intelligents, de thermostats et de téléphones intelligents.

En 2012, le cofondateur de Certicom, Scott Vanstone, Ph. D., et Sherry Shannon-Vanstone ont lancé TrustPoint Innovation Technologies à Waterloo, en Ontario.

Le but de cette entreprise est d'appliquer la sécurité que procure la cryptographie à courbe elliptique aux technologies de la voiture branchée et, plus largement, à l'Internet des objets qui connaît une expansion rapide et qui comprend tout ce qui est relié à Internet, des systèmes de chauffage résidentiels de pointe aux étiquettes de suivi des biens.

« La cryptographie à courbe elliptique combine des niveaux de sécurité élevés à une faible utilisation de la batterie, ce qui en fait la technologie idéale pour une vaste gamme d'appareils de l'Internet des objets », a affirmé Mme Shannon-Vanstone pendant une démonstration tenue dans les bureaux de TrustPoint.

Même si les technologies de l'Internet des objets offrent d'importants avantages aux consommateurs et améliorent l'efficacité des entreprises, leurs connexions de type Web soulèvent d'importants enjeux de sécurité. La sécurité d'un système dépend de son maillon le plus faible. Une atteinte à la sécurité dans une zone peut se propager au système en entier.

« Chaque point de contact de données est un point de vulnérabilité », a ajouté Mme Shannon-Vanstone. « Cette notion est particulièrement troublante à la lumière d'une récente étude de la société HP qui a révélé que 70 pour cent des appareils de l'Internet de l'objet présentent de faibles niveaux de sécurité. »

Pour les entreprises du secteur des voitures branchées, le besoin d'une sécurité plus élevée s'est manifesté au grand jour en juillet 2015. Des pirates ont attaqué un véhicule Jeep Cherokee qui circulait sur une autoroute près de St. Louis, ont pris le contrôle du véhicule et éteint le moteur. Heureusement, les pirates étaient des chercheurs en chapeau blanc qui faisaient une démonstration de la vulnérabilité du système.

La nécessité de se protéger contre le piratage est devenue une urgence. Dans le but d'améliorer la sécurité routière, le département des Transports des États-Unis a demandé que, d'ici 2020, tous les véhicules neufs puissent communiquer les uns avec les autres. TrustPoint travaille avec le département des Transports et huit FÉO depuis deux ans sur la sécurité des voitures branchées.

« Nous passons maintenant à l'étape de la validation de principe », a déclaré Mme Shannon-Vanstone. « Une fois le système déployé, les études du département des Transports estiment que le nombre de collisions pourra être réduit de 80 pour cent. »

Un grand nombre de vies seraient épargnées.

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