Plus qu'une simple expression à la mode, l'industrie 4.0 (parfois nommée l'« Internet des objets ») décrit ce que d'autres appellent la quatrième révolution industrielle. Il existe déjà de nombreux exemples d'usines numérisées intelligentes, et on en verra bientôt encore plus.

L'industrie 4.0 représente la somme de nombreuses innovations, allant des capteurs et de l'analyse de données massives aux réseaux de communications et aux services infonuagiques. Elle est souvent décrite comme la numérisation de la production, où des systèmes cyber-physiques peuvent constamment communiquer entre eux et avec les biens qu'ils produisent et les gens qui les opèrent.

De plus, ces systèmes peuvent apprendre à s'adapter aux conditions, commander leurs propres pièces et même planifier leur propre entretien et leurs réparations. Au cœur de ce mouvement : la robotique.

La robotique a connu sa propre évolution, selon Peter Fitzgerald, administrateur général de Fanuc Canada (en anglais seulement) en Ontario. Il explique que les premiers robots des années 1950 étaient dotés de commandes numériques qui leur permettaient d'effectuer des mouvements simples, répétitifs et fiables. La « robotique 2.0 » est arrivée en 1980. À partir de ce moment, l'intégration a permis aux robots d'accomplir un plus large éventail de tâches, comme souder et peinturer des voitures sur une chaîne de montage, couper le métal ou ramasser et emballer des objets.

Robotique 4.0 – La sophistication atteint de nouveaux sommets

En 2010, les capteurs intelligents ont permis aux systèmes de « voir », ce qui a amélioré leur précision, réduit les délais avant la commercialisation et rendu les opérations plus rapides et plus efficaces de manière générale.

« Nous entrons à peine dans l'ère de la robotique 4.0, où les systèmes peuvent facilement et en toute sécurité créer des liens et collaborer avec d'autres robots et des humains pour accomplir des tâches et trouver des solutions originales aux problèmes, explique Fitzgerald. Maintenant, les systèmes peuvent parler, voir, toucher, ressentir et réfléchir. »

Atteindre le degré de fonctionnalité et de sophistication nécessaires dans le monde de l'industrie 4.0 n'est pas le genre de défi que l'on relève seul. En effet, il existe désormais un vaste réseau en constante expansion de partenaires qui veulent faire avancer le projet. Le réseau est composé d'organisations en démarrage, d'organismes gouvernementaux, de fournisseurs de services d'ingénierie et de TI et de laboratoires de recherche et développement. « Fanuc travaille avec des centaines d'intégrateurs pour résoudre les problèmes liés à la production », précise Fitzgerald.

Festo Canada, fabricant international de solutions de procédé de contrôle et d'automatisation de fabrication, est un bon exemple d'entreprise évoluant au sein d'un écosystème de partenaires. La technologie de pointe est en train de devenir essentielle à la survie dans un monde concurrentiel, explique Roger Hallett, président et directeur général de Festo Canada, dont le siège social est situé à Mississauga, en Ontario.

Une solution au consommateur fabriquée sur mesure par Festo.
Un robot de « solutions aux consommateurs » fabriqué par Festo.
Les nouvelles demandes nécessitent de nouvelles technologies. Il est clair que les entreprises et les scientifiques doivent travailler de pair pour donner vie à l'industrie 4.0. Tout le monde comprend le principe du rendement du capital investi.

Culture d'innovation dans un monde intégré

Roger Hallett attribue le succès de son entreprise à une riche culture de démarrage à la fine pointe de la technologie et à un solide réseau régional d'expertise en TI, en automatisation, en manutention des matériaux et en robotique. Festo tire aussi parti du vaste réseau éducatif de la région, qui développe les compétences répondant aux demandes de ce nouveau monde de la production de pointe – que ce soit en programmation et en développement ou en surveillance et en entretien « Nous devons doter les employés des compétences nécessaires dans un monde intégré. »

De plus, Festo travaille avec des entreprises en démarrage prometteuses qui sont toujours prêtes à proposer des idées innovatrices. « Nous nous considérons comme une sorte de pépinière d'entreprises », explique Hallett.

Tout cela tombe à point nommé, selon Hallett, étant donné les transformations que connaissent les marchés industriels. D'innombrables fournisseurs et propriétaires de petites entreprises de la région dépendent du secteur automobile depuis des décennies pour leur gagne-pain.

Ils sont aujourd'hui prêts à appliquer les mêmes avancées en robotique aux domaines de la santé, de l'automatisation des laboratoires, des sciences de la vie, de la production alimentaire et de la vente au détail, pour ne nommer que ceux-là. « Nous sommes toujours en train de collaborer pour stimuler l'industrie [de l'automatisation et de la robotique] ainsi que pour mieux faire comprendre son importance. »

Et pour être importante, elle l'est. C'est une révolution, après tout.

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