« Une fois, j’ai vu une infographie qui laissait croire que les esprits créateurs ont besoin de bière et de café, une bière pour stimuler l’imagination et un café pour tenir le personne éveillée assez longtemps pour qu’elle s’exécute », a dit avec esprit le Dr Randy McIntosh (en anglais seulement), directeur du Rotman Research Institute au Centre Baycrest de Toronto, Ontario. Le Dr McIntosh, qui participe à un projet international, le Virtual Brain Project (en anglais seulement), s’est assis avec nous pour nous donner son avis sur des croyances populaires entourant l’incidence que des facteurs tels que la culture, l’environnement, le mode de vie et les techniques d’idéation en groupe ont sur le rendement cognitif et la créativité.

Imposer des limites

Revenu tout récemment du siège social de Google, à Mountain View, Californie, le Dr McIntosh a fait une remarque au sujet de l’idée fausse qu’on se fait que la créativité exige un milieu sans règles où les gens s’amusent, jouent et mangent de la malbouffe. « En fait, des entreprises comme Google ont découvert que l’esprit créateur de leurs employés est stimulé lorsqu’il y a un équilibre entre la liberté et un milieu structuré. Ils peuvent ainsi travailler en toute liberté tout en respectant certaines limites, et cela est important. »

Rester actif

« Pour améliorer son rendement cognitif au travail, rien de mieux que de se lever et de bouger, ajoute le Dr McIntosh, et je n’entends pas par là aller au gym et faire un exercice physique exigeant à l’heure du midi. Il peut parfois suffire de monter des escaliers. La plupart des gens ne peuvent se concentrer sur une tâche plus de 90 minutes. Il faut donc entrecouper sa journée de travail d’activité physique. »

Prendre une pause

Nous avons demandé au Dr McIntosh ce qu’il pense des remue-méninges, de la schématisation conceptuelle et d’autres techniques d’idéation qui, selon certains animateurs, améliorent la créativité des participants. « Ce qui est plus important encore, a-t-il répondu, c’est de mettre l’accent sur le moyen qu’on prend pour arrêter de penser. Nous devons constamment nous réorienter. Chaque personne a son moyen préféré, qui peut être la méditation, une promenade dans le parc ou un changement d’environnement. Nous devons éviter de passer rapidement d’une tâche à l’autre sans laisser le temps au cerveau de s’adapter. »

Établir de saines habitudes alimentaires et de sommeil

« Il est très important de bien se reposer. Je déconseille aux gens d’essayer de compenser le manque de repos par des stimulants ou des suppléments. En général, il faut dormir de 6 à 8 heures. Et chaque personne réagit différemment aux stimulants tels que la caféine, car ils sont métabolisés de façon différente par chacune. Le café peut avoir des bienfaits pour certains, tandis que d’autres ne peuvent en prendre, même à petite dose. » Le Dr McIntosh a fait référence à sa collègue, la Dre Carol Greenwood (en anglais seulement), qui étudie l’impact des habitudes alimentaires tout au long d’une vie sur le déclin cognitif associé au vieillissement, mettant l’accent sur l’importance de prendre des habitudes qui favorisent une bonne santé à long terme. « Malheureusement, il n’y a pas de formule magique pour stimuler la créativité », a-t-il ajouté.

Fondé en 1918 à Toronto, Baycrest Health Sciences (en anglais seulement) se classe parmi les principaux instituts de recherche en science cognitive à l’échelle internationale. Obtenez d’autres renseignements sur la recherche à la fine pointe qui se fait au Centre Baycrest de Toronto (en anglais seulement).

 

Secteur/sous-secteur : 

Commentaire : Cette page a-t-elle été utile?

Vous désirez faire des affaires en Ontario?

Parlez-en à un conseiller commercial.

Inscrivez-vous à
notre bulletin


Le présent formulaire est utilisé uniquement à des fins professionnelles.

*Tous les champs sont obligatoires.



Inscrivez-vous à notre bulletin

Abonnez-vous pour recevoir des nouvelles et des mises à jour d'Investir en Ontario.


Inscrivez-vous

Retour en haut de la page