Le couloir de technologie financière de la région de Toronto-Waterloo est le cœur de l'industrie des services financiers du Canada. On y trouve le siège social des cinq plus grandes banques et de trois des quatre sociétés d'assurance les plus importantes du pays. Reconnues dans le monde entier, ces institutions sont présentes aux États-Unis et ailleurs. À une heure d'avion de New York, de Boston et de Chicago, cette dynamique région de l'Ontario figure au palmarès des écosystèmes de technologie financière les mieux établis au monde.

Le deuxième secteur des technologies de l'information en importance en Amérique du Nord

Le couloir de technologie financière Toronto-Waterloo fait partie du deuxième secteur des technologies de l'information en importance en Amérique du Nord. Situé dans le sud de l'Ontario, le corridor s'étend sur un peu plus d'une centaine de kilomètres juste au nord de la frontière américaine. Près de six millions de personnes y vivent et y travaillent. L'Ontario a d'ailleurs vu naître plusieurs grandes entreprises de technologie, dont OpenText, Sandvine et D+H.

Un potentiel énorme pour les entreprises de technologie financière

Représentant le plus grand groupe de population par génération, la génération Y veut des solutions financières pratiques, abordables et libre-service. Les institutions financières répondent à cette demande en collaborant avec les entreprises émergentes de technologies financières, tirant parti de leur agilité et de leur esprit novateur pour améliorer l'expérience client. Les sociétés Apple, Alphabet, Microsoft et Amazon effectuent toutes des travaux de recherche et de développement en Ontario.

Un talent qui rayonne

Les entrepreneurs du domaine des technologies financières proposent des solutions et font avancer l'industrie. Appuyées par un bassin stable de professionnels en ingénierie hors pair, diplômés de l'Université de Waterloo (en anglais seulement) et de l'Université de Toronto (en anglais seulement), ces entreprises s'affairent à concevoir et à offrir de nouveaux outils.

Ce qui ressort toujours, c'est le talent, combiné à l'environnement créé par ces établissements d'enseignement. C'est tellement inspirant, nous sommes chanceux de pouvoir compter là-dessus.

- Vuk Magdelinic, directeur général d'Overbond

Vuk Magdelinic, directeur général d'Overbond

Que pense Google du talent d'ici?

Steve Woods, directeur principal de l'ingénierie de Google (en anglais seulement), est parti de la Silicon Valley pour revenir à Waterloo, où il avait obtenu son doctorat. La qualité des diplômés en ingénierie dans la région a assurément été l'un des facteurs motivant son retour.

« Le programme CO-OP en ingénierie de l'Université de Waterloo est fort probablement le meilleur programme [au monde] pour former des informaticiens, des développeurs de logiciel et des ingénieurs capables d'entrer sur le marché du travail et de devenir productifs rapidement. Les diplômés sortent de ce programme avec des connaissances d'ensemble, ce qui convient très bien aux jeunes entreprises, indique Steve Woods. Les personnes [de l'Université de Waterloo] que nous engagions étaient plus productives que presque toutes les autres, et réussissaient mieux à long terme que celles qui venaient d'autres milieux. »

Steve Woods, directeur principal de l'ingénierie de Google

Le bon écosystème pour prospérer

Les pépinières et les accélérateurs d'entreprises contribuent au développement des entreprises de technologies financières en faisant œuvre de pionnier. Elles facilitent les partenariats avec les gouvernements, les autorités de réglementation, les grandes institutions financières et les investisseurs pour favoriser l'innovation.

Selon Steve McCartney, vice-président du groupe de services aux jeunes entreprises de Communitech (en anglais seulement) à Kitchener, les nouvelles entreprises de technologie financière doivent « résoudre des problèmes du monde réel, et elles le font mieux que les entreprises existantes seules ».

Selon Steve McCartney, vice-président du groupe de services aux jeunes entreprises de Communitech

Au District de la découverte MaRS (en anglais seulement), un district urbain avant-gardiste de Toronto, la collaboration entre les habitants du couloir est vitale. Salim Teja, vice-président directeur de MaRS, souligne que les institutions financières canadiennes sont conscientes de leur rôle central pour permettre l'innovation en technologie financière. « Cette industrie est celle où le désir d'innover est le plus fort, la crainte du dérangement la plus grande et l'envie de changer la culture et la façon d'aborder la création des produits et des services la plus intense. » Consciente de cet équilibre, chacune des grandes institutions financières a conclu des partenariats avec les universités, les pépinières d'entreprises et les entreprises de technologies financières indépendantes de l'Ontario pour offrir des produits novateurs.

Salim Teja, vice-président directeur de MaRS

Ce qu'en disent les entrepreneurs du domaine des technologies financières

Comme ses congénères de la relève des entrepreneurs du domaine des technologies financières, Vuk Magdelinic, directeur général d'Overbond (en anglais seulement), affirme que les pépinières d'entreprises locales, comme Communitech et MaRS, ont permis à son entreprise de prendre son essor. Il ajoute que « beaucoup d'autres jeunes entreprises de technologies financières tentent de mettre au point quelque chose de vraiment novateur, et comme une communauté, nous nous aidons les uns les autres ». La solution d'Overbond rassemble différents intervenants du marché primaire des émissions d'obligations et y assure une plus grande transparence.

La première entreprise de technologie financière de Ben Bittrolff, Cyborg Trading Systems (à Kitchener), a dépassé ses attentes dans la résolution de problèmes qu'ils éprouvaient au travail. Selon Bittrolff, « ce que nous construisions pour nous est finalement devenu un produit pour les autres ». Sa plus récente entreprise, Silqe (en anglais seulement), est un moteur de recherche simplifiant l'analyse des données financières publiques. Ben Bittrolff a un conseil à donner aux entrepreneurs du domaine des technologies financières : « Joignez-vous immédiatement à un écosystème pour avoir les ressources et l'aide dont vous avez besoin ».

Ben Bittrolff, Cyborg

Inventer, mais aussi adopter

Communitech et MaRS ont tous deux différents programmes d'aide et de ressources spécialisées pour répondre aux besoins des jeunes entreprises en expansion. Le programme Rev de Communitech est axé sur les entreprises qui possèdent un produit commercialisable, mais qui ont besoin d'aide pour la commercialisation et la vente. Les plus grandes entreprises ayant déjà accédé à la première ou à la deuxième ronde de financement peuvent participer aux programmes de croissance des entreprises (en anglais seulement) ou d'expansion de MaRS. Teja fait valoir les avantages de ces programmes : « Pour nous, il y a deux volets à l'innovation : l'invention [entrepreneurs] et l'adoption [responsables des politiques et autorités de réglementation]; il reste à créer des liens entre ces processus, parce que c'est ce qu'il faut faire dans le domaine des technologies financières ».

Il ajoute également que MaRS « choisi[t] les secteurs porteurs, où il y a des entrepreneurs vraiment talentueux et forts [et] des fonds [pour les aider] à percer à l'international ».

Un cadre réglementaire stable et un allégement fiscal pour la recherche et le développement

Les jeunes entreprises sont source d'innovation, tandis que les grandes entreprises financières possèdent le cadre nécessaire pour naviguer dans l'océan des exigences réglementaires.

- Janet Ecker, présidente et directrice générale de la Toronto Financial Services Alliance

Le solide cadre réglementaire du Canada ayant aidé les banques à surmonter la crise de 2008 constitue un avantage notable. Magdelinic explique que « les régimes de réglementation sont similaires [dans toute l'Amérique du Nord] », ce qui permet à Overbond de créer une plate-forme autant pour les marchés canadiens que pour les marchés américains.

Les gouvernements de l'Ontario et du Canada appuient les entreprises de technologie financière au moyen d'importants incitatifs fiscaux pour l'investissement en recherche, en développement et en technologies novatrices. Pour certaines entreprises, les coûts de recherche et de développement peuvent être réduits de moitié. Bittrolff explique que ses entreprises « ont pu bénéficier d'une aide et d'un financement alloués spécialement à la recherche et au développement qui ne sont pas offerts aux États-Unis »; il ajoute : « L'Ontario nous convenait très bien en raison des mesures d'allégement fiscal offertes à ces fins. »

Janet Ecker, présidente et directrice générale de la Toronto Financial Services Alliance

Un esprit de collaboration pour que tous ressortent gagnants

Les grandes institutions financières comptent sur l'infrastructure en place pour les paiements, les transferts, les investissements, les règlements et la reddition de compte à l'international. Les entreprises de technologie financière ayant réussi ont élaboré des solutions rentables éliminant certains irritants pour le client, tout en améliorant son expérience.

En s'associant aux grandes institutions financières, les entreprises de technologie financière ont accès à ce système bien implanté. Quant aux institutions, elles peuvent accroître leur portée et leur part de marché en tirant parti des solutions économiques et diversifiées des entreprises novatrices. Selon Ecker, « on assiste presque chaque semaine à l'annonce d'un nouveau partenariat entre une institution financière canadienne et le secteur des technologies financières ».

Qu'est-ce qui rend le couloir Toronto-Waterloo si unique?

Dernièrement, TechCrunch (en anglais seulement) a fait l'éloge de Toronto, en particulier du talent exceptionnel et de l'esprit créatif et entrepreneurial qu'on y trouve.

Steve Woods, de Google, affirme que la région est dotée d'« un sens de la communauté incommensurable et exceptionnel qu'on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde. Ici, les gens travaillent ensemble pour améliorer la région ».

Sans oublier que la région de Toronto-Waterloo est une puissance technologique extrêmement influente : c'est le moteur qui alimente l'ensemble de l'industrie des services financiers du Canada. Si vous êtes un acteur du secteur des technologies de l'information, c'est là qu'il vous faut être.

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