Les départements d'ingénierie de l'Université de Toronto et de l'Université de Waterloo s'affrontent dans la course à la construction d'un véhicule entièrement autonome d'ici 2020

L'Université de Toronto et l'Université de Waterloo sont deux des huit universités nord-américaines qui ont été sélectionnées pour participer au programme AutoDrive Challenge (en anglais seulement), un concours triennal relatif aux véhicules autonomes parrainé par SAE International et la General Motors. Les deux établissements scolaires de l'Ontario sont les seules universités canadiennes invitées à se joindre au concours aux côtés de l'Université Kettering, de l'Université du Michigan, de l'Université technologique du Michigan, de l'Université agricole et technique d'État de Caroline du Nord, de l'Université A&M du Texas et de l'Institut polytechnique de l'université d'État de Virginie.

« C'est assez rare pour les étudiants d'avoir accès à des véhicules autonomes pour mener des expériences. Il s'agit donc d'une occasion vraiment unique », explique Keenan Burnett, étudiant à la maîtrise en sciences et responsable de l'équipe technique de l'Université de Toronto dans le cadre du concours AutoDrive Challenge. M. Burnett est l'un des 50 étudiants qui se sont joints à l'équipe nommée « aUToronto ».

Atteindre le niveau 3 de l'automatisation en 3 étapes

La première des trois étapes de ce concours se terminera à la piste d'essai désertique de la GM à Yuma, en Arizona, du 30 avril au 5 mai 2018. Les équipes seront évaluées selon leur connaissance du logiciel de détection et de calcul, en réalisant des missions simples, notamment la conduite sur une route en ligne droite et la détection et l'évitement d'obstacles. À la fin de la deuxième année, les véhicules devront être en mesure d'éviter des obstacles statiques tout en changeant de voies et en respectant le Code de la route. Enfin, à la fin de la troisième année, les équipes feront la démonstration d'un véhicule de tourisme autonome de niveau 3.

Les véhicules autonomes des niveaux 1 et 2 sont déjà sur le marché

« Les véhicules autonomes des niveaux 1 et 2 sont offerts sur le marché et sont dotés de fonctions comme le "régulateur actif de vitesse" et le "maintien de la trajectoire", déclare Robert Adragna, un étudiant de premier cycle en génie en deuxième année qui est également le plus jeune membre de l'équipe. « La fonction de "régulateur actif de vitesse" permet à votre véhicule d'ajuster sa vitesse lorsque des voitures circulant à plus basse vitesse en avant de celui-ci sont détectées, alors que celle de "maintien de la trajectoire" détecte de la même façon votre voiture qui dévie de sa voie en la ramenant dans celle-ci. Les organismes de réglementation de sécurité du monde entier commencent à inclure ces fonctions autonomes des niveaux 1 et 2 comme conditions préalables pour recevoir des cotes de sécurité élevées. En fait, en Europe, tous les modèles de base des véhicules 2018 doivent être munis des fonctions de freinage d'urgence automatique, de détection du bord de la route et de maintien de la trajectoire pour obtenir une cote de sécurité de quatre ou cinq étoiles.

Le concours fait suite à une annonce de la General Motors du Canada en juin 2017 selon laquelle elle embauchera environ 700 ingénieurs au cours des prochaines années, dont bon nombre d'entre eux seront appelés à travailler à son centre de développement de logiciels à Markham, en Ontario.

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La GM et Uber jouent un rôle important dans la génération de l'intérêt à l'égard des véhicules autonomes

Les membres de l'équipe avec lesquels nous avons parlé ont indiqué qu'ils ne s'intéressaient pas particulièrement aux véhicules autonomes, mais en raison des récents investissements de la General Motors, d'Uber et d'autres organismes qui cherchent à se tailler une place au sein de l'écosystème d'innovation en IA de l'Ontario, leur intérêt en la matière a rapidement augmenté.

« Tant de choses se sont passées au cours des dernières années », explique Mona Gridseth, doctorante en science informatique de l'Université de Toronto et membre de l'équipe aUToronto. « La confluence du secteur des TI et de celui de l'automobile a permis d'en faire un excellent endroit pour que les constructeurs automobiles de pointe effectuent leur R-D. Vous n'avez qu'à regarder la General Motors, Uber et, bien sûr, le lancement de l'Institut Vecteur pour l'intelligence artificielle. L'Institut Vecteur suscite encore plus d'intérêt de la part des entreprises dans divers secteurs, en particulier auprès des entreprises du secteur de l'automobile et des fabricants de pièces d'automobile. »

Pour les deux universités ontariennes, la possibilité de participer au concours contribuera également à faire connaître leurs programmes reconnus de génie et de science informatique, comme en témoigne l'un des membres de l'équipe aUToronto, Andreas Schimpe, un étudiant à la maîtrise, qui s'est inscrit à un programme d'échange de un an de l'Université technique de Munich. « Lorsque je recherchais des possibilités de participer à des projets, cette occasion était la plus attrayante pour moi », dit-il. « C'est sans contredit la raison pour laquelle j'ai décidé de me rendre à Toronto. »

En savoir plus sur l'équipe de l'Université de Toronto dans le cadre du concours AutoDrive Challenge (en anglais seulement)

En savoir plus sur l'équipe de l'Université de Waterloo dans le cadre du concours AutoDrive Challenge (en anglais seulement)

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