L’intelligence artificielle (IA) existe depuis les années 1950, et nous ne faisons que commencer à constater le pouvoir de cette technologie complexe, alors qu’elle devient de plus en plus présente dans les industries et qu’elle transforme pratiquement chaque entreprise qui l’adopte. S’il existe un endroit où l’IA est la mieux adaptée, c’est dans la fabrication de pointe où elle est la clé pour mettre au point les usines du futur. Malgré l’ubiquité de la technologie, l’IA peut être intimidante, et certaines entreprises peuvent avoir de la difficulté à adopter des processus de pointe par elles-mêmes.

C’est là que DarwinAI, une entreprise basée à Waterloo, en Ontario, qui révolutionne la façon dont nous concevons et comprenons les réseaux neuronaux et d’apprentissage profond, entre en jeu. Alexander Wong et Mohammad Javad Shafiee ont fondé DarwinAI lorsqu’ils ont constaté à quel point il pouvait être difficile pour l’entreprise moyenne de concevoir des réseaux neuronaux, de les maintenir et de les comprendre.

« Les réseaux neuronaux sont très difficiles à déployer et à expliquer, même lorsqu’ils sont déjà conçus. Nous entendons souvent parler de « problème de boîte noire » qui est une façon de décrire la nature hermétique de l’IA; elle peut accomplir toutes ces choses exceptionnelles, mais nous ignorons comment elle parvient à ses conclusions », dit Sheldon Fernandez, directeur général, DarwinIA.

« Notre technologie utilise l’IA pour bâtir l’IA afin de rendre les réseaux neuronaux plus petits et explicables. Cette technologie s’avère spécialement puissante lorsque vous souhaitez intégrer l’apprentissage profond à des appareils de pointe comme les téléphones, les téléviseurs, les montres et les voitures.

Du laboratoire à la chaîne de montage

Darwin a amené ses technologies sur le marché dans le cadre de son travail effectué avec des fabricants automobiles. « Nous travaillons avec de nombreux fabricants automobiles en Europe et en Asie, notamment Audi », dit M. Fernandez.

« Ils utilisent l’apprentissage profond en guise de ‘perception’, ce qui s’avère très efficace pour comprendre sur le plan visuel. Un véhicule autonome doit étudier la scène qui se trouve devant lui et comprendre ce qui se passe. Et il est important qu’il le fasse rapidement. Notre technologie est utilisée pour accroître la rapidité des réseaux neuronaux afin que les véhicules puissent réagir en temps réel. »

Le travail collaboratif de Darwin et d’Audi, qui a été présenté dans un document lors de la dernière British Machine Vision Conference a réduit de 90 % le nombre d’heures consacrées par leurs ingénieurs à la conception et à la formation de tels réseaux.

Depuis, la plateforme de Darwin a été utilisée pour fournir des résultats semblables pour d’importantes entreprises dans le secteur de l’aérospatiale, le secteur industriel et le secteur des produits électroniques grand public.

Nouvelle année, nouvelle croissance

Avec le bureau actuel de Darwin à Waterloo, l’entreprise sait qu’il y a place à l’agrandissement dans la province et à l’extérieur de celle-ci. « Après notre prochaine ronde de financement, nous explorerons la possibilité d’ouvrir un deuxième bureau à Toronto », dit M. Fernandez. Par la suite, Darwin se penchera sur l’expansion de ses activités à l’échelle mondiale. « Puisque la majorité de nos clients sont en Europe, en Asie et aux États-Unis, il est probable qu’à un certain point, nous cherchons à étendre nos activités dans les marchés internationaux. »

Entre-temps, la résolution de l’entreprise pour la nouvelle année est d’élargir sa portée en Ontario.

Plonger dans le bassin de talents de Waterloo

Lorsqu’on a demandé à M. Fernandez quel était le plus grand avantage d’exploiter son entreprise en Ontario, il a vanté le bassin de talents de la province pour ce qui est de la technologie, surtout le talent de personnes avec qui il est allé à l’université. « J’ai étudié à l’Université de Waterloo, comme la plupart des membres de mon équipe. Pour ce qui est du talent en IA, Waterloo et l’Ontario sont généralement assez exceptionnels. »

En Ontario, ce talent de qualité supérieure vient souvent à un taux concurrentiel. « Un fonds de démarrage de, par exemple, un million de dollars nous permet de poursuivre nos activités pendant 40 à 50 % plus longtemps que si l’entreprise était située à San Francisco. » Il s’agit d’un réel avantage sur le plan économique. »

Darwin attribue également sa réussite aux gouvernements fédéral et provincial. « [Les programmes comme] le Programme d’aide à la recherche industrielle, le programme de recherche scientifique et le programme de développement expérimental permettent d’exploiter beaucoup plus facilement une entreprise technologique en Ontario. Sans mentionner à quel point le Canada a été accueillant avec les travailleurs étrangers et les immigrants qui apportent des compétences exceptionnelles à la population active.  »

Une décennie qui changera la donne

Vu le potentiel de l’IA à transformer notre façon de vivre, la nécessité de comprendre la technologie sera primordiale au cours des prochaines années.

Pour cette raison, M. Fernandez croit que l’explicabilité est l’un des principaux problèmes lorsque vient le temps pour les gens de comprendre l’IA, et Darwin a la solution. « L’IA continuera de connaître une progression géométrique au cours des deux prochaines années, et nous offrons une technologie très différenciée. Nous travaillons à cette technologie depuis des décennies; maintenant, le temps est venu de réaliser son potentiel. »

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5 février 2020
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