L’entreprise en démarrage située à Toronto vise à surmonter les difficultés du secteur juridique à adopter les technologies

Noah Waisberg, un avocat canadien qui a déjà travaillé dans un des dix meilleurs cabinets de Wall Street, a eu l’idée de créer Kira Systems lorsqu’il a constaté que le travail effectué par les avocats n’était pas forcément le travail le plus valorisé par leurs clients.

Il a décidé de revenir en Ontario en 2011 pour démarrer son entreprise de technologies juridiques en raison de la réputation de Toronto en tant que foyer pour la recherche en intelligence artificielle et de son bassin exceptionnel d’experts en intelligence artificielle reconnus mondialement. « M. Waisberg a rencontré le cofondateur de Kira Systems, Alexander Hudek, Ph. D., dans le milieu en croissance rapide des entreprises de technologie en démarrage de Toronto et, trois ans plus tard, ils ont créé un moteur d’apprentissage machine qui peut examiner les contrats et dévoiler des renseignements pertinents avec la même efficacité et la même précision qu’un avocat », a dit Vinay Nair, vice-président principal du marché chez Kira, qui ajoute que Kira Systems possède maintenant plus de 700 modèles d’apprentissage machine.

Une plateforme à la portée de tous les avocats

La plateforme Kira n’est pas destinée uniquement aux personnes technos, puisque les avocats sans formation technique peuvent enseigner à la plateforme comment effectuer des recherches dans les contrats pour trouver de nouvelles dispositions et clauses et de nouveaux scénarios qui se rapportent directement à la propriété intellectuelle de leur cabinet. Le cabinet Fredrikson & Byron a amélioré la diligence raisonnable à l’échelle du cabinet de 22 pour cent grâce à Kira, tandis que Deloitte utilise le logiciel en tant que base dans sa pratique novatrice pour appliquer l’intelligence artificielle aux audits.

Rester en tête dans un nouveau marché

« En quelque sorte, nous avons eu la chance d’être le chef de file qui a créé et a défini le marché, dit M. Nair. Maintenant, nous commençons à voir des compétiteurs internationaux, qui sont petits, mais qui émergent ici et là pour nous faire concurrence ». Pour surpasser cette nouvelle concurrence et augmenter la portée de Kira, l’entreprise s’oriente vers la création d’un modèle de marché pour les petites et moyennes entreprises. « Nous ferons de nombreux investissements. La prochaine étape est de nous concentrer sur la façon dont nous tirons profit des renseignements qui nous sont présentés dans les ensembles de données non structurés de l’entreprise, les actifs créés par les travailleurs du savoir au sein de l’entreprise ».

Des travailleurs qualifiés et des occasions stimulantes sont en vue

« Une guerre de talents sévit dans le domaine de la technologie en ce moment », dit M. Nair. Kira est en train de gagner la bataille et elle a recruté la plupart de ces scientifiques d’apprentissage machine au Canada et en Ontario. Pour M. Nair, il n’est pas étonnant que le talent en Ontario « repousse les limites de l’apprentissage machine et de l’intelligence artificielle, partout dans le monde », car « un bassin entier de chercheurs » s'est révélé grâce à deux des quatre « pionniers de l’intelligence artificielle » basés au Canada. Cependant, la concentration de talents n’est pas uniquement ce que l’Ontario a eu à offrir à Kira jusqu'à présent.

L’Ontario sous une perspective internationale

Les lois canadiennes sur la protection de la vie privée ont aidé Kira à attirer des clients pour qui la protection de la vie privée est très importante, puisqu'un certain niveau de confiance a été établi envers les fournisseurs de services en nuage au Canada. « D’un point de vue international, cette réputation nous aide à acquérir de nombreux clients européens, surtout parce que leurs lois sur la protection de la vie privée sont probablement les plus strictes au monde », explique M. Nair.

Dans l'ensemble, M. Nair voit l’Ontario comme étant un choix simple. « Le Canada ayant une qualité de vie élevée et l’Ontario étant le centre commercial de ce pays où le niveau de talent est exceptionnel, l’Ontario est une destination très attirante ».

Pour ce qui est de l'avenir, Kira Systems est positive que son produit répondra à un besoin croissant. « Le secteur juridique a de la difficulté à adopter les technologies, affirme M. Nair, mais j’ai l’impression qu'on se trouve à un point de rupture actuellement, dans le sens où, si les cabinets d’avocats n’adoptent pas l’intelligence artificielle d’une certaine façon, ils prendront du retard ».

Inscrivez-vous à notre bulletin Investir en Ontario pour en apprendre davantage sur les entreprises basées en Ontario qui dominent le domaine de l'intelligence artificielle

29 juillet 2019

Partager

  • LinkedIn
  • Twitter
  • Facebook

Commentaire : Cette page a-t-elle été utile?

Parlez-en à un conseiller commercial


Demande d’entretien

Inscrivez-vous à notre bulletin


Ouvrez-en un maintenant

Inscrivez-vous à
notre bulletin

Le formulaire est à des fins commerciales.

Retour en haut de la page