Le tiers des Canadiens sont âgés de 50 à 79 ans. Avec l'accroissement de la longévité, plus de gens sont susceptibles de développer une démence et cette situation est source de préoccupations légitimes.

« Nos plus grandes craintes sont le déclin des fonctions cognitives et le fait de ne pas être capable de prendre des décisions par nous-mêmes », déclare le Dr William E. Reichman, président-directeur général de Baycrest Health Sciences. « Nous nous attendons à perdre une certaine mobilité et nous savons que nous aurons besoin de soins. Nous souhaitons cependant que les soins soient conformes à nos propres conditions. »

Baycrest, chef de file mondial en soins gériatriques et en recherche sur la mémoire, redéfinit le cheminement de la vieillesse pour les adultes. Voici trois exemples d'innovations technologiques révolutionnaires créées par Baycrest et ses partenaires.

  1. « Un brassard de tensiomètre pour le cerveau »

    La filiale responsable de la commercialisation pour la santé du cerveau de Baycrest, Cogniciti (en anglais seulement), a relevé le défi de créer une évaluation d'alerte précoce. La société, qui collabore avec les scientifiques de Baycrest, a mis au point une évaluation en ligne de la santé du cerveau qui est gratuite et qui s'adresse aux adultes âgés de 50 à 79 ans. Ce « brassard de tensiomètre pour le cerveau » a été validé par la recherche pour permettre aux baby-boomers et aux personnes âgées de déterminer si leur mémoire est normale ou s'il pourrait être le temps de consulter un médecin.

    Plus de 42 000 personnes ont déjà passé l'évaluation qui est maintenant déployée dans l'ensemble de l'Amérique du Nord. Un des principaux chercheurs de Cogniciti, Angela Troyer, Ph. D., explique le taux de réponse élevé. « Au fur et à mesure que les gens vieillissent, ils se demandent si leurs capacités de penser sont normales. Tout le monde le remarque, mais cela s'avère difficile à mesurer. Beaucoup de gens se tournent vers Cogniciti en se disant : "Je veux savoir si j'ai un problème.” Et la majorité d'entre eux découvrent, grâce à l'évaluation, qu'ils vont bien. »

  2. Applications pour téléphones intelligents destinées aux personnes ayant des pertes de mémoire

    Chez Memory Link, une entreprise hébergée dans les locaux du programme de neuropsychologie et de santé cognitive de Baycrest, les experts enseignent aux personnes qui ont perdu la capacité de former de nouveaux souvenirs – en raison d'une maladie ou d'un traumatisme – à créer des souvenirs numériques à la place.

    À l'aide de technologies et de logiciels commerciaux, comme les téléphones intelligents et les dispositifs portables, Eva Svoboda, Ph. D., psychologue et directrice clinique de Memory Link, et son équipe forment des personnes afin d'utiliser les applications, comme les calendriers, les programmes de photographie et les logiciels de tenue de journal, en vue d'accroître leur autonomie et de donner un sens au monde qui les entoure.

    L'équipe de Mme Svoboda crée également de nouvelles applications pour améliorer la fonction de la mémoire chez les personnes qui sont aux prises avec des troubles de la mémoire. « Nous incluons les utilisateurs finaux dans nos processus de conception, ce qui a été essentiel à notre succès », déclare Mme Svoboda. « Nous avons tiré de précieuses leçons sur ce qui est intuitif et ce qui ne l'est pas, et, dans quelques cas, nous avons recueilli des connaissances selon une perspective de trouble de la mémoire auxquelles nous n'avions pas pensé. »

    L'équipe de Memory Link prévoit lancer au moins une des applications aux fins d'utilisation par les patients en 2017.

  3. Rendre le cerveau virtuel accessible

    Qu'arriverait-il si les médecins pouvaient pointer l'emplacement exact d'où un problème de santé du cerveau tire son origine et tester l'effet de diverses options de traitement à long terme sur n'importe quel patient? Ou si les sociétés pharmaceutiques pouvaient effectuer les premiers stades des essais cliniques sur un cerveau humain numérique, plutôt que de faire courir des risques à des personnes? Voici le cerveau virtuel (Virtual Brain), un modèle informatique pleinement fonctionnel du cerveau humain. À l'avenir, le cerveau virtuel sera utilisé pour tester des traitements expérimentaux avant qu'ils ne soient testés sur les humains, démontrer comment le cerveau évolue avec le vieillissement et comment il réagit aux dommages dus aux traumatismes ou aux maladies.

    Grâce au Centre canadien d'innovation sur la santé du cerveau et le vieillissement appuyé par le gouvernement de l'Ontario, Baycrest collabore avec des chercheurs de dix établissements répartis sur trois continents afin de créer le premier cerveau virtuel humain. Cela comprend la collaboration avec Interaxon, le producteur du serre-tête qui détecte le cerveau appelé « Muse » (en anglais seulement), qui favorise la méditation. Tanya Brown, gestionnaire de programme du projet sur le cerveau virtuel, affirme que son équipe travaille en vue de créer un système pouvant mettre à profit la puissance des produits de consommation, comme le casque Muse, afin d'améliorer la recherche sur le cerveau et ses soins. « À l'aide des renseignements recueillis par des capteurs à faible résolution, comme ceux du casque Muse, le cerveau virtuel utilise une série d'algorithmes pour produire un modèle complet unique et réaliste du cerveau d'une personne. »

    Elle ajoute qu'avec chaque nouvelle collecte de données d'imagerie, l'équipe de recherche en apprend davantage sur la structure et les fonctions du cerveau, les rapprochant de leur but visant à révolutionner la manière dont les cliniciens évaluent et traitent les divers troubles neurologiques.

Le problème de soins de santé caractéristique de notre génération

La santé du cerveau continuera vraisemblablement d'être l'un des enjeux socio-économiques les plus pressants auxquels font face les bailleurs de fonds des soins de santé et les personnes âgées au cours des 25 prochaines années. La façon dont nous gérons notre épidémie de démence actuelle structurera le parcours du vieillissement des prochaines décennies. L'Ontario mène la charge en innovations neuroscientifiques. Nous avons encouragé et importé des chercheurs et des cliniciens remarquables. Nous disposons de leaders expérimentés pour coordonner les efforts par l'entremise d'organismes comme l'Institut ontarien du cerveau. De plus, grâce au soutien solide des gouvernements de l'Ontario et du Canada, nous avons créé le Centre canadien d'innovation sur la santé du cerveau et le vieillissement afin de faire sortir les solutions de santé du cerveau des laboratoires de recherche pour les faire entrer dans les collectivités du monde entier.

À propos de l'auteur Michael Meagher

Michael Meagher est le président-directeur général de Cogniciti, la société responsable de la commercialisation de la science de la santé du cerveau de Baycrest, un chef de file mondial en soins et en recherche dans le domaine de la santé du cerveau et du vieillissement. Il est titulaire d'un baccalauréat en génie de l'Université du Nouveau-Brunswick et d'une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l'Université de Toronto, et a présenté des exposés à l'Ivey School of Business.

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